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Irresponsable et déconnecté, que fait le gouvernement pour éviter « une ère de la colère » ?

Par Olivier Mouton, journaliste politique au Vif/L’Express.
07/12/2018.
Excellente description d’une situation rocambolesque pour laquelle, il faut le reconnaître, les Belges sont tout de même les champions du monde!

Nous n’avons juste rien changé dans cet article, c’est un copié/collé, tout simplement, car nous ne pouvions pas exprimer les choses autrement qu’avec cette vision des choses.

La crise actuelle de la Suédoise, surréaliste, montre les limites d’une coalition et d’un système. Le temps est venu de changer, radicalement, pour éviter une « ère de la colère ».

" Irresponsable et déconnecté, que fait le gouvernement pour éviter 'une ère de la colère' ? "

© Belga

A vrai dire, il faut prendre le temps de respirer pour ne pas pleurer. Ou pour ne pas crier.
La situation actuelle dans nos démocraties confrontées à des enjeux majeurs a de quoi laisser pantois.
Chez nous, le gouvernement Michel s’étripe de façon théâtrale sur le Pacte des migrations, alors que les sondages le confirment : personne ne considère que cela vaut une crise.

Qu’importe, nous voilà avec un Premier ministre virtuel, qui a certes le courage de se rendre à Marrakech « en personne », mais reste l’otage d’un N-VA s’obstinant de façon hypocrite à rester au sein de son équipe gouvernementale. Surréaliste!

Et tandis que les noms d’oiseaux ont volé au Parlement, les appels forts des manifestants climatiques ou des gilets jaunes restent suspendus en l’air, sans réponses. Disposant déjà d’un soutien marginal du côté francophone, la Suédoise sombre, sans gouvernail.

L’exemple français nous pend au nez. Le président et son Premier ministre donnent l’impression de naviguer à vue, eux aussi, abandonnant leur cap face à la violence de la rue, une capitulation en rase campagne, sans pour autant convaincre. Jupitérien, arrogant, Emmanuel Macron a dilapidé le crédit qu’il avait su construire lors de la campagne en se coupant de la base.

Et s’il est effectivement urgent de réformer ce pays décidément bien irascible, il y avait certainement moyen de le faire autrement. Le président parle aujourd’hui de co-construction : peut-être l’a-t-il compris, mais un peu tard…

Nos dirigeants semblent perdus face aux urgences de l’heure, suspendus à l’instantanéité des tweets, paralysés par le basculement de pays où la colère gronde et où les populistes l’emportent.

Nous, citoyens, ne devons pas pour autant nous dédouaner de nos responsabilités : nous sommes trop souvent simplistes dans nos raisonnements et contradictoires dans nos aspirations.
Il est grand temps de se ressaisir!

Chez nous, cette situation ubuesque ne peut pas durer. Personne n’y comprend plus rien. Même les experts (politologues, constitutionnalistes et autres) y perdent leur latin.

Il ne s’agit plus de gagner du temps pour sauver une coalition, mais d’en trouver pour développer une vision.
La Suédoise a permis de créer des « jobs, jobs, jobs » et d’assurer notre sécurité en période terroriste ? Ce sont des plumes à son chapeau.
Mais face au psychodrame actuel, on ne peut s’empêcher de penser qu’il FAUT passer à autre chose.

Dans un premier temps, il s’agit de clarifier les choses. De trois choses l’une.
Soit, un : il y a une crise, assumée, et on décide alors de passer par la case « élections anticipées » pour rebattre les cartes et mettre un autre projet sur les rails, sans plus tergiverser.

Deux : Charles Michel a le courage d’aller au bout de sa logique et induit une autre dynamique politique via le Parlement. Rappelons que l’alliance MR / N-VA a, en réalité, été initiée au Parlement (sur des questions migratoires, via notamment un accord sur le regroupement familial), durant le flou d’un gouvernement en affaires courantes : une majorité alternative pourrait voir le jour pour faire barrage à ces nationalistes devenus trop fébriles.

Trois : Charles Michel restaure son autorité et, pour reprendre les termes durs mais justes de Patrick Dewael (Open VLD), hier à la Chambre, les ministres « ferment leur gueule ou démissionnent » (version trash du plus officiel « on se soumet ou on se démet ») – voire le Premier ministre les révoquent, à l’image de Leo Tindemans dans le passé, comme certains le suggèrent.

Peu importe la formule, il faut bouger, proposer une alternative, un projet, une vision, avant que la colère ne se manifeste vraiment. Nous n’avons pas besoin du flou d’un Premier ministre à titre personnel, mais de clarté !

Ce samedi, à Paris, on craint un dérapage encore plus violent du mouvement des gilets jaunes, désormais infiltré par des personnes mal intentionnées.

A Bruxelles aussi, les forces de l’ordre, seront sur pied de guerre. Christine Lagarde, directrice générale du FMI, disait cette semaine craindre l’avènement d’une « ère de la colère ».

Est-ce cela que les politiques et les citoyens souhaitent ? Ce serait la pire des choses à l’heure où il s’agit de sauver la planète. Et l’humain avec elle…

Merci, Olivier Mouton!

Qu’est-ce que ce fameux pacte migratoire?

Détaillons un peu de quoi on parle, in fine…

Suite à la « crise migratoire », de nombreuses voix se sont élevées pour demander une meilleure gestion des flux migratoires au niveau international. Pour y arriver, il a fallu d’abord et avant tout organiser une concertation au niveau international. Avec le pacte migratoire – dont le nom complet est Global Compact for Safe, Orderly and Regular Migration – la communauté internationale a tenté d’établir des accords-cadres au sein de l’ONU.

Que contient le pacte migratoire?

Le pacte reprend 23 objectifs visant à mieux organiser les flux migratoires aux niveaux local, national et international. Il s’agit par exemple de:

– mettre fin aux causes de la migration, qui poussent les populations à fuir leur pays;
Cela indiquerait qu’il faut aller faire le ménage dans ces pays?
De quelle manière? Economiquement? Militairement?
Quel sera le degré d’ingérence de l’ONU ou l’UE dans ces pays qui ne font pas partie de ces entités?

– réduire les risques pour ceux qui essaient d’émigrer, en garantissant le respect des droits de l’homme;
Et si nous commencions d’abord par respecter ces Droits de l’Homme dans nos pays européens?

– encourager les citoyens à se munir de preuves d’identité et autres documents;
Ce n’est pas très clair… Ils savent bien que « sans papiers », ils ne  peuvent pas de facto voir invalider leur demande d’asile, ne sachant pas de quel pays ils proviennent…

– améliorer les possibilités d’immigration légale;
En somme, quand on ne maîtrise pas une matière, on la rend plus accessible et donc moins contraignante administrativement et on désengorge la Justice…

– limiter l’emprisonnement des migrants aux circonstances exceptionnelles;
On ne nous dira pas non plus quelles sont ces « circonstances exceptionnelles »… Quid?

– améliorer les procédures de candidature, d’évaluation et de refus des demandes d’asile.
Ce qui tend à dire que depuis le début de ces migrations massives, rien n’était organisé concrètement…
L’office des étrangers et la Justice n’auraient donc fait qu’un travail « à la légère » de puis des mois?

Chacun de ces objectifs est décrit en détail. Mais il s’agit souvent de descriptions générales, voire vagues, ce qui est courant dans le cadre d’accords internationaux. Sur certains points cependant, le pacte est plus concret. Par exemple, en matière d’amélioration des possibilités d’immigration légale, il plaide pour l’adoption de mesures favorisant le regroupement familial.
En d’autres mots, cela restera interprétable à souhaits selon les desiderata des pays signataires.

Quelles sont les conséquences du pacte migratoire?

Le pacte migratoire n’étant pas juridiquement contraignant, les pays qui l’adopteront n’auront aucune obligation légale de le respecter. Ses principes ne devront pas être transposés en lois.
Voila une belle et bonne raison d’invalider ce type d’accord international… Quel est l’intérêt de faire tant d’histoires, jusqu’à une « crise gouvernementale », d’investir autant de millions d’Euro à Marrakech, pour finalement un paquet de documents qui ne fera qu’agrémenter la « bonne conscience ».
Preuve aussi que l’ONU et/ou l’UE ne savent plus prendre de décisions fermes et contraignantes sous forme de LOI, qui conviennent aux peuples d’ici et de là bas…

Pourquoi ce pacte suscite-t-il tellement d’opposition?

Même si le pacte migratoire n’entraîne aucune obligation juridique, il peut avoir des conséquences légales. Selon leur interprétation de la loi, certains juges pourraient se baser sur le pacte pour légitimer leurs verdicts.

Certains  craignent que les avocats de migrants utilisent le pacte migratoire pour imposer des droits supplémentaires. Par exemple pour éviter que les migrants dont la demande d’asile est refusée soient privés de liberté ou pour imposer le regroupement familial.

Et c’est justement là que cela devient contradictoire et dangereux!
Sous l’effet de cette « bonne conscience », les Lois en place peuvent alors être contournées (au cas par cas?) en créant des milliers de cas de jurisprudence!

Il est impossible de prédire comment les juges interpréteront le texte. Il est donc difficile de connaître le niveau de probabilité d’une telle jurisprudence!

La Belgique signera-t-elle le pacte migratoire?

Le casse-tête actuel,  cette N-VA qui refuse cet objectif, remet en question toute la validité et l’efficacité de ce gouvernement!

La « majorité » au pouvoir n’étant plus « majoritaire », on peut se poser la question suivante: Quels partis dans l’opposition, sont contre ce projet?
Car si la N-VA est soutenue par ces autres partis d’opposition formant in fine une majorité…

Comment Charles Michel peut-il alors aller signer ce pacte, sans le signer au nom de la majorité du gouvernement, et donc sans le signer au nom de la majorité des citoyens qui les ont élu!?

Allons-nous assister à une manœuvre « d’impossibilité de décider » pour la N-VA?
Cela nous rappelle le genre de Vaudeville inconstitutionnel qu’avec S.M. le Roi Baudouin vécu en 1990, lorsqu’il ne pouvait décemment pas être en accord avec ce que faisait le gouvernement…

Nous allons va donc devoir attendre que cette nouvelle querelle institutionnelle « de gens unis pour le bien de notre pays » prenne fin avec une décision qui mettra le feu… ou pas!

(Sur base de l’analyse de « l’Echo » du 6/12/2018.)

Nous en sommes là…

NOUS VIVONS DANS DEUX MONDES BIEN DISTINCTS

Vous savez quoi?
Ils me gavent, ils me saoulent. Vous aussi?

Ce qui est sur, c’est que la manipulation mentale est entrée dans la campagne électorale des élites et relayée par une kyrielle d’économistes et d’experts en tout genre dont les médias se font largement l’écho.

Les théories et les chiffres ne seront JAMAIS le reflet des réalités quotidiennes pour une majorité citoyenne.

Vous pouvez augmenter tant que vous voulez les salaires, si les taxes et le coût de la vie les dépassent, ce qui est le cas, vous avez en fait… bien moins!

Cela étant, ce blabla fatiguant est, inspiré tel un Macron en France, déstabilisé par la colère qui monte à essayer lamentablement de masquer les réalités.

Trop de gouvernements et parlements, trop d’institutions d’état, trop d’intercommunales, trop de femmes et hommes politiques, trop de ministères, de secrétariats, trop de frais pour faire fonctionner tout ça, trop de théories, trop de manipulations, trop d’indemnités, trop de salaires, trop de pouvoirs, trop de conflits d’intérêts, trop d’abus dans tous les domaines et toujours pour la même minorité, trop de dérives, trop d’évasions et fraudes fiscales, trop de cadeaux à la minorité, trop, trop et trop!

Ils font qu’il est IMPOSSIBLE de restituer la dignité, les droits et les libertés à qui que ce soit dans ce système abusif de la honte représenté par TOUS les acteurs de cette caste.

Ils passent le plus clair de leur temps à plonger dans nos poches, tour à tour, ensemble ou séparément tout en se disputant comme des chiens pendant quelques années pour se s’unir au moment des élections pour recommencer et maintenir ce même système abusif en augmentant, au fil des décennies, une pression discriminatoire.

En divisant les populations, en imposant de plus en plus de mesures répressives, de taxes, d’impôts, d’augmentation des soins, des services publics tout en diminuant l’accès aux soins, à la mobilité, à la solidarité, n’hésitant pas à jeter des êtres humains hors du système parce que ne « répondant plus à LEURS seuls critères et ne rentrant plus dans LEURS seules cases »!

En choisissant, en notre nom, malgré les non respect de promesses électorales et au travers des coalitions « ennemies » aux philosophies et idéologies diamétralement opposées, absolument tout ce qu’ils veulent!
Et puisque que nos choix sont violés, il va s’en dire que c’est bel et bien sans notre consentement!

Je me demande encore comment, aujourd’hui, une partie de la population arrive encore à s’invectiver, s’insulter les uns et les autres, alors qu’ils sont bel et bien responsables ENSEMBLE de ce chaos!

Non sérieux, comment est il possible d’être aveugle à ce point là!

Tant qu’ils seront au pouvoir, coûte que coûte, l’intérêt de la majorité citoyenne passera à la trappe.

Alors oui, tout cela me gave, tout cela me saoule, parce que c’est dans ce bazar que nous entraînons nos propres enfants et les générations futures.
Un futur qui pourrait être très court si Dame nature se rebiffe de manière irrévocable!

Parce que des solutions EXISTENT mais elles ne rentrent pas dans LEUR objectifs personnels!
C’est bien pour cela qu’ils taxent TOUS les opposants du système de « populistes, rêveurs, extrémistes nageant dans l’utopie »
Des mots forts, du vent qui ne sert qu’à rester assis sur un trône en or.

C’est juste le combat entre se battre pour des hommes, des idéologies, la gauche ou la droite ou se battre pour ce que NOUS voulons en défendant un PROJET d’avenir qui mettra un terme à l’inacceptable, avec eux ou sans eux.

Je n’en ai cure et j’ai choisi :
Je me bat pour mes enfants et en faisant de la sorte, je me bat pour TOUS les enfants, le futur, leur futur!

A chacun de savoir ce qu’il VEUT mais, que ce monde et nos mentalités changent! (Ou pas?)

Pascal Masarotti
Membre fondateur du http://www.m-c-l.be/

Accord définitif sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne: «Une tragédie pour l’Europe»

Le titre est évocateur et réaliste!

L’UE a plus besoin de ses membres que les pays membres de cette UE!

Les dirigeants des 27 pays de l’Union européenne ont approuvé dimanche l’accord de divorce avec le Royaume-Uni ainsi que la déclaration ébauchant la relation post-Brexit avec ce pays, le premier à claquer la porte du projet européen.

«Le Conseil européen approuve l’accord de retrait du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord de l’Union européenne et de la Communauté européenne de l’énergie atomique», écrivent les 27 dans les conclusions du sommet, ajoutant vouloir instaurer la relation «la plus proche possible» avec Londres après le Brexit.

Le départ du Royaume-Uni de l’Union européenne est «une tragédie», a déclaré le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. «C’est un jour triste, voir un pays comme la Grande-Bretagne, mais je ferais la même remarque avec tous les autres, quitter l’UE n’est pas un moment de jubilation ni de célébration, c’est un moment triste et c’est une tragédie», a-t-il dit.

Courte video-reportage sur cette décision.

Source et images: Sudinfo 25/11/18 – AFP

N’oublions pas que sur la table des pays suivants, ce dossier est déjà discuté depuis 2016 et que suite à cet exemple britannique, la motivation de ces derniers pourrait être revue nettement à la hausse!

Pays-Bas, Suède, Danemark, France, République Tchèque, Finlande, Hongrie, Pologne.

Ajoutons à cela depuis, les intentions de l’Italie, Portugal, Grèce, … et de plus en plus de Belges qui sont pour ce divorce nécessaire à la dictature économique de cette machine à dettes infernale, une machine à appauvrir les peuples!

L’Italie, va-t-elle quitter L’Europe?

Le monde change et les citoyens veulent reprendre le pouvoir qui lui a été confisqué.

Rendez-vous en mai 2019 !

Le monde s’éveille tout doucement d’une léthargie bien orchestrée contre son gré.

C’est un excellent signe de la part des citoyens Européens que nos gouvernants constatent aussi et leur fait craindre la perte de leurs petits arrangements et parfois très gros avantages!

Ils ont créé une Union Européenne et l’ont bétonnée pour ne pas pouvoir en modifier l’essence.
Nous en voyons et vivons chaque jour, partout,  les tristes dégâts parfois irréversibles pour ce qui concerne l’environnement.

Ils nous ont terrassés avec des mesures soi-disant salvatrices, de belles promesses électorales!
Nous constatons que nous sommes tous aux abois, que nous n’avons plus qu’un avenir restreint car cela ne les intéresse pas. Et ils NOUS culpabilisent!

Ils perdurent dans la même direction, malgré que le peuple veut et le clame haut et fort; Nous voulons tous « autre chose »!
Nous ne pouvons que remarquer leur sourde oreille aux besoins de la nation et de ces citoyens.
Ils ne nous REPRESENTENT plus! C’est pourtant le boulot pour lequel ils sont grassement payés!

Bref…
En mai 2019, nous avons la chance de pouvoir faire pencher la balance dans le bon sens.

En masse nous pouvons contrer ce petit pouvoir de quelques centaines d’Hommes, nous sommes… près de 9 millions!

Nous pouvons jouer le cheval de Troie qui, par le fait d’entrer dans l’arène, fera que nous pourrons alors changer les choses de l’intérieur et dans le bon sens.

Jouons le jeu en 2019! Le jeu en vaut la chandelle, pour nous, mais surtout pour nos enfants et les leurs!
Ceux qui clament que « Ca sert à rien d’aller voter » donneront juste leur voix d’abstention à ceux qui justement iront encore voter pour les mêmes et leur donnera une force d’union contre Nos besoins légitimes!

Le Mouvement Citoyens Libres fera partie de cette alliance des partis et mouvements citoyens qui naissent encore ci et là, des autres partis et mouvements déjà existants et actifs sur le terrain.

L’important n’est pas leur projets ou « programmes »; l’important est l’UNION des citoyens en masse pour mettre à plat toute cette politique qui ne nous convient plus, à nous, les résidents de ce beau pays!

Pour cela, il n’y a qu’une seule manière de réagir:
Se rappeler que seule l’Union fait la Force!

A votre tour, maintenant!
Des centaines de gens travaillent à créer des projets, rassembler les gens dans le même sens, sans couleur, sans gauche-droite, sans préjugés politiques.

Faites le savoir, partagez, bougez, parlez, rejoignez notre mouvement ou un autre dans le même sens.
C’est si facile de parler, de partager sur vos « murs » sur l’internet… C’est facile!

La solution réside dans le verbe « OSER« .

Osez parler de ce projet du Mouvement citoyens libres!
Osez aller vers les gens pour les éveiller à plus de curiosité!
Osez partager notre projet humain et solidaire!
Osez… simplement!

Belle journée à tous et que ce monde change bien vite avant qu’il ne s’écroule tristement en chaos avec des cris et des pleurs…

L’Europe recale l’interdiction du glyphosate par la Région Bruxelles-Capitale

Voila la preuve la plus claire qui démontre « l’utilité de l’Union Européenne ».


Lire aussi l’article de l’Echo du 23/10/2018

Se poser les bonnes questions:
– Pourquoi cette UE prend-elle des décisions contraires aux besoin de ses citoyens?
– Lors d’une application du principe de précaution, de quel droit dispose cette autorité sur le remise en cause de celui-ci?
– Quel est l’intérêt qui prime pour cette UE, sa « mission »?

La Région Bruxelles-Capitale estime, et de juste, que ce produit n’offre pas les garanties nécessaire au niveau de la santé publique. A se demander, d’ailleurs, pourquoi les autres régions ne « font pas leur travail » dans le même sens…

Ce produit EST néfaste!
On le sait tous, on connaît ses effets entre autres sur les abeilles et ce n’est qu’un exemple.
Si c’était bon, la nature l’aurait déjà inventé avant nous!

Monsanto est condamné cette année par la Cour de Justice américaine pour les dégâts irréversibles à la santé sur un homme qui aura eu la force, malgré sa maladie en phase terminale, d’aller au bout des choses!
Même si la « punition » a été revue à la baisse, la condamnation reste évidemment recevable sur le fond.
Plus personne ne peut plus nier les effets néfastes sur la vie!

Procès du Roundup: La Libre du 23/10/2018.

La région Bx-Cap à donc pris cette décision logique et évidente, à toute fins de protection de l’environnement, de la faune et de l’humain. On ne va pas les blâmer! Bravo!

Où se trouve alors l’intérêt de tenter de forcer cette mesure réfutée par une une majorité de citoyens européens et de tous les condamner ainsi?

Pour en arriver à de tels forcings commerciaux, car ce n’est que du commerce à très grande échelle, il faut se demander qui, dans l’UE, à un si grand intérêt à ce que ces produits continuent à se vendre, coûte que coûte…

Ne cherchez pas! Ce ne sont certainement pas les citoyens européens qui sont demandeurs de cancers « potentiels ».
(Car bien entendu, rien ne le prouve! – Mais rien ne prouve le contraire non plus!)

Ce n’est certainement pas la faune qui est demanderesse non plus!
Imaginez, et on ne prendra que cet exemple évident, vous êtes une abeille…
Votre travail est de polliniser la nature afin qu’elle perdure à vivre; qu’elle puisse offrir des fruits à manger et afin de se reproduire elle-même, la photosynthèse pour absorber le CO2.

Malgré cela, on veut vous éradiquer quand même!
Vous ne travaillez quand même pas juste en attendant d’être tué; travailler juste pour mourir demain?

Qui alors un intérêt dans ce type d’affaires?

Pour qui est-ce profitable, si ce n’est à la majorité vivante? (Retenez les mots magiques: Croissance, régulation, bénéfices, etc…)

La réponse est simple: L’Union Européenne est truffée de lobbyistes à tous les étages… Et elle ne s’en cache même plus!

Qui sont ces dirigeants de l’Union Européenne? Des pantins soumis aux Lois du lobby financier? Des marionnettes du système? Des petits robots grassement payés pour extorquer de l’argent à tous les citoyens en instaurant des inepties?

Je vous laisse donner la réponse la plus pertinente…

 

Une chose est certaine; c’est complètement contraire aux besoins des citoyens et ils veulent continuer à nous faire payer très cher ce type de service?
Vous paieriez votre bourreau, vous? Moi pas.

Nous ne pouvons plus tolérer cette ingérence dans LA vie!
Nous ne devons pas accepter de mourir à petit feu, pour en attendant payer plus cher, l’alimentation qui est sensée nous faire vivre mais remplacée par « du synthétique » au profit de quelques personnes soi-disant puissantes car elles ont beaucoup d’argent!

Nous ne pouvons pas adhérer au fait de nous laisser détruire juste pour une question d’argent (Qu’ils vous extorquent et dont ils se gavent…)
Nous n’avons aucun argument à mettre sur la table devant nos enfants et petits enfants pour justifier que nous leur offrions un avenir digne d’un film d’horreur, de fin du monde!

Nous devons juste dire « NON » à ce type de politique!

L’Union Européenne est le vers dans la pomme!

Imaginez cette belle planète bleue vue d’en haut, placez à l’un des pôles une petite tige et imaginez un trou dans celle-ci. Ce trou est habité, gangrené. Vous voyez ou se trouve ce petit trou qui s’agrandit de plus en plus?

C’est à Bruxelles dans ces fameuses « Institutions Européennes »…

C’est chez nous !!!

 

C’est une magnifique illustration qui remet en place notre 1er pillier du projet global établi par le Mouvement Citoyens Libres ainsi que d’autres partis et mouvements citoyens.

Pensez-y en 2019 lorsqu’il faudra donner VOTRE avis!
=> Pourquoi une sortie de l’Union Européenne?

Un Belge sur cinq est concerné par la pauvreté!

Cela concerne 20% de la population…
2.300.000 personnes!

Vous aussi, bientôt? 

Vincent Lorent

En Wallonie, le risque de pauvreté concerne plus d’un citoyen sur quatre (26,6%), et plus d’une personne sur cinq (21,2%) vit sous le seuil de 1.115 euros par mois pour un isolé ou 2.341 euros pour un ménage de deux adultes et deux enfants, selon l’Institut wallon de la statistique (Iweps). Près de la moitié des familles monoparentales (46,7%) n’atteignent pas ce seuil.

Huit pour cent des Wallons sont victimes de privations matérielles sévères et 18,5% vivent dans un ménage à très faible intensité de travail, relève encore l’Iweps.

A Bruxelles, le revenu inférieur au seuil concerne un tiers de la population, selon l’Observatoire de la pauvreté. Pas moins de 20% des habitants de la capitale perçoivent une allocation d’aide sociale ou un revenu de remplacement. Près d’un quart des Bruxellois de moins de 18 ans grandissent dans un ménage sans revenu du travail.

Environ 6% de la population bruxelloise d’âge actif perçoit un revenu d’intégration. Si le nombre de personnes avec une allocation de chômage a diminué, celui des revenus d’intégration a augmenté.

Quand est-ce que les citoyens, dans leur ensemble, s’uniront pour contrecarrer cette descente aux enfers grâce à un ambitieux mais juste projet à mettre en place?
Ce projet existe, il est étudié depuis de nombreuses années et est détaillé sur les pages de notre site-web.

Plus on traîne, plus la précarité grandira…

L’impôt est-il toujours en adéquation avec son objectif?

Nos impôts et taxes servent-ils réellement le citoyen et le « Capitalisme »?
Non! Le serpent se mord la queue!

Notre fiscalité est-elle structurée de manière à assurer la croissance des prochaines décennies, déduction faite des dettes à rembourser ? Sans doute pas.

Par Bruno Colmant;
Banque Degroof Petercam

L’impôt a revêtu des significations très différentes dans l’histoire économique de notre pays. Il fut, tout d’abord, un indice de sujétion et d’asservissement. Il acquit ensuite un caractère commutatif, c’est-à-dire qu’il ne devint légitime qu’à la condition d’avoir des contreparties satisfaisantes. Ce n’est qu’au cours du 20e siècle que l’impôt est devenu un outil de réaménagement des richesses nationales.

L’impôt est une obligation individuelle. Il est aussi un bien public, en ce qu’il reflète les valeurs collectives d’une société. Il scelle un contrat de confiance entre une population et ses gouvernants. Il doit assurer la redistribution des richesses entre citoyens, mais aussi épouser la courbe de variation des situations économiques de chaque contribuable.

Synchronie générationnelle

L’équité fiscale est d’abord une question de synchronie générationnelle. Cette dernière n’est assurée que si les générations qui bénéficient des biens publics sont les mêmes que celles qui contribuent à leur financement. Cette problématique est cruciale car l’État n’existe pas en tant qu’agent économique autonome. Il est transitif, levant l’impôt pour le répartir et rembourser la dette publique. Un report systématique de l’impôt sur les générations suivantes est très hasardeux.

Or, à la dette connue de l’État belge (déjà reportée sur les générations suivantes) se rajoutera une autre dette, encore imprécise, que constituent les coûts du vieillissement de la population (pensions, soins de santé, etc.).

Il faudrait idéalement une fiscalité plus basse dans tous les domaines, pour favoriser le travail et la constitution de l’épargne, puisque l’Etat n’est plus providentiel.

Dans la plupart des économies européennes, le vieillissement de la population exacerbe le problème de la viabilité budgétaire, puisqu’une baisse des niveaux démographiques alourdit le fardeau de la dette publique, tout en affectant à la baisse la croissance par le retrait de la population active d’une force de travail.

Il faudrait idéalement une fiscalité plus basse dans tous les domaines, pour favoriser le travail et la constitution de l’épargne, puisque l’État n’est plus providentiel.

Des excès fiscaux peuvent inhiber, voire stériliser, l’élan entrepreneurial. Une fiscalité outrancière use les agents économiques et ligote le progrès. Elle rend l’économie administrative et refoule l’audace de la prise de risque.


La taxation de la consommation est aussi très critiquable. En effet, la consommation n’augmente pas avec les revenus et chaque contribuable doit consommer des biens de première nécessité.

Cela conduit à la véritable question: la fiscalité est-elle structurée de manière à assurer la croissance des prochaines décennies, déduction faite des dettes à rembourser? Sans doute pas. On pourrait même argumenter qu’en immergeant le pays dans une immense dette publique, les gouvernements ont eux-mêmes altéré la solidarité sociale et fiscale.

Quelles seront les lignes de l’épure fiscale destinée à assurer les remboursements de la dette et à conforter la prospérité des générations futures? Taxera-t-on toujours plus les revenus de l’épargne (dépôts bancaires, capitaux d’assurances individuelles, pension et groupe), sachant que la taxation du capital lui-même ou des plus-values est une hérésie fiscale? Ou, au contraire, déplacera-t-on l’impôt vers la consommation et/ou l’usage des infrastructures publiques et semi-publiques?

Double suffocation

Pour certains, taxer le patrimoine possède une justification macro-économique. Si l’État est endetté, c’est que la population en a reçu la contrepartie (sous forme de biens publics, de transferts sociaux, etc.). Depuis leur réception, ceux-ci se sont transformés en actifs. Ces derniers pourraient donc théoriquement être ponctionnés. Mais taxer l’épargne est très hasardeux, car l’impôt frapperait alors aveuglément certains patrimoines, d’autant que l’épargne provient de revenus déjà taxés.

Une taxation sur l’épargne serait une double imposition sur le travail et les citoyens les plus prudents en seraient les victimes. 

Une taxation sur l’épargne serait une double imposition sur le travail et les citoyens les plus prudents en seraient les victimes. De plus, taxer l’épargne placerait les contribuables dans une double suffocation. En effet, les épargnants seraient davantage imposés tout en ayant à accroître leur épargne afin de faire face au désengagement de l’État dans les systèmes de protection sociale. Réduire les revenus différés tout en pénalisant l’épargne est donc une démarche contradictoire.

À l’opposé, la taxation de la consommation est aussi très critiquable. En effet, la consommation n’augmente pas avec les revenus et chaque contribuable doit consommer des biens de première nécessité. Seules les personnes plus aisées peuvent se permettre d’épargner. Les impôts de consommation sont aussi injustes socialement, sauf s’ils induisent une consommation qui nuit moins à la collectivité et donc aussi à l’environnement, parce qu’elle peut être substituée sans réelle perte de bien-être.

Finalement, l’impôt excessif est la négation de l’économie de marché.
Karl Marx avait écrit: « Il n’y a qu’une seule façon de tuer le capitalisme:
Des impôts, des impôts et toujours plus d’impôts.
« 

Elections communales à Villers-la-ville (Nivelles).

Olivier Jacobs se présente aux élections communales de Villers-La-Ville.

Il sera présent sur la liste des candidats indépendants à découvrir sur le site Candidats Indépendants

Son objectif est bien sur de défendre le fond même du programme du Mouvement Citoyens Libres basé sur les besoins des citoyens dans l’ensemble, mais surtout à ce niveau, pour la représentation réelle des besoins des habitants de cette belle commune.
Le coeur même du grand projet du Mouvement Citoyens Libres! Les besoins au delà des envies lucratives de notre système purement capitaliste…

Les projets profonds du MCL sont des objectifs régionaux et fédéraux, ils sont à découvrir sur notre site web www.m-c-l.be

N’hésitez pas à partager, à informer, ce que vous voulez mais…. faites du bruit!
(Et surtout dans le district électoral de Nivelles!)
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Jobs à la con…

« Dans le privé, il y a encore plus de bureaucratie que parmi les fonctionnaires »

Source: Knack

Selon l’anthropologue américano-britannique David Graeber, les trois quarts de tous nos emplois ne sont rien de plus qu’une perte de temps. « La plupart des gens ont travaillé 15 heures par semaine en moyenne pendant des années. Le reste est consacré à des activités totalement inutiles. »

Jobs à la con: "Dans le privé, il y a encore plus de bureaucratie que parmi les fonctionnaires"

© Getty Images/iStockphoto

« Si les banquiers, juristes, consultants, avocats d’affaires, lobbyistes ou responsables RP se mettaient en grève, personne ne protesterait. Mais quand les conducteurs de train, les nettoyeurs ou les chauffeurs de bus cessent leurs activités, la moitié du pays est perturbée. Ne dites pas à David Graeber quels emplois ont vraiment de l’importance. Un professeur d’anthropologie affilié à la London School of Economics (LSE) et emballé par l’anarchisme? « Écoutez, un quart des emplois fournissent des services et des produits dont on a vraiment besoin. Mais la très grande majorité des emplois dans les services financiers, les ventes, le marketing, les ressources humaines, la communication et l’administration? Ce sont des jobs à la con. » C’est là le titre du dernier livre de Graeber qui paraîtra en français en septembre prochain.

En 1930, l’économiste britannique John Maynard Keynes prédisait que la semaine de travail de quinze heures serait introduite avant la fin du 20e siècle grâce à l’automatisation.

David Graeber: Il avait raison. Seulement, les emplois qui ont disparu en raison de l’automatisation ont été remplacés par des jobs à la con. La plupart des gens font environ 15 heures de travail significatif par semaine depuis des années. Le reste de leur temps est consacré à des activités totalement inutiles – je fais une sélection: envoyer des e-mails, se réunir pendant des heures, suivre des séminaires de motivation, mettre à jour leur profil Facebook ou télécharger des séries télévisées.

Qu’entendez-vous par job à la con?

C’est un travail où la personne qui l’exerce pense que cela ne ferait aucune différence si elle disparaissait. Pire encore, dans certains cas, les gens croient même que le monde serait mieux loti sans eux.

Presque tous les économistes nous le disent: « Les gens aiment travailler, même si le travail ne représente rien. Car nous serions des êtres rationnels qui s’efforceraient d’obtenir autant de rendement que possible pour nous-mêmes en fournissant un minimum d’efforts. Si c’est vrai, les gens qui sont payés pour ne rien faire doivent être ravis. La réalité montre une image différente. À peine 6% des personnes qui font un job à la con disent: « J’ai un boulot dépourvu de sens et je trouve que c’est fantastique. » Peut-être parce qu’ils n’aiment pas leurs familles et sont heureux de pouvoir remplir des mots croisés à leur bureau la journée. (rires) La grande majorité est profondément malheureuse. J’ai appris ça grâce à une enquête du bureau de recherche international YouGov et des réactions massives que j’ai reçues suite à un essai sur jobs à la con que j’ai écrit en 2013 pour le magazine britannique STRIKE!. J’ai alors suggéré pour la première fois que j’avais le sentiment que les jobs dénués de sens étaient largement répandus. Les mois suivants, ma boîte aux lettres débordait d’histoires de personnes qui ont confirmé ce sentiment.

David Graeber

David Graeber © Eric de Mildt

De plus en plus de gens souffrent de burn-out. Mais si votre chiffre de 40% d’emplois dénués de sens est plus ou moins correct, de nombreux burn-out ne sont-ils pas des bore-out? Des gens qui s’ennuient à mourir?

C’est bien possible. Nous savons qu’un peintre en bâtiment n’a pas de travail sans contenu. Je suis sûr que ce qu’il déteste le plus ce sont ces rares moments où il doit agir comme s’il travaillait dur pour ménager les susceptibilités de son patron. Imaginez que tout votre travail consiste à faire semblant de travailler dur. N’est-ce pas terrible? Un jeune ingénieur égyptien travaillant pour une entreprise publique du Caire m’a dit qu’il attendait toute la journée jusqu’à ce que quelque part dans le bâtiment la climatisation tombe en panne. Ils pourraient simplement le laisser à la maison et l’appeler quand ils ont besoin de lui, mais ce n’est pas permis – parce qu’alors il ne travaille pas. Il passe donc ces journées à déplacer les piles de papier sur son bureau.

Le cliché veut que ce soit l’apanage des fonctionnaires. Mais selon vous, les emplois absurdes dans le secteur privé sont au moins aussi fréquents.

La bureaucratie n’est pas exclusivement liée à la fonction publique. Au contraire, dans le secteur privé, certaines entreprises sont encore plus douées. Disons que vous avez seulement acheté un nouvel ordinateur et que le clavier est cassé. Vous entrez dans le magasin et vous en demandez un nouveau. À quoi l’homme derrière le comptoir rétorque:  » Vous devez d’abord prendre rendez-vous avec mon collègue compétent pour déterminer si votre clavier est cassé. »

Et combien de fois ne se retrouve-t-on pas dans une situation kafkaïenne lorsqu’on appelle sa banque avec un petit problème? Dernièrement, j’ai passé plus d’une heure au téléphone avec huit membres du personnel de ma banque pour un bête virement international. Ils ne pouvaient soi-disant pas le faire, parce qu’il y avait un problème avec une réglementation gouvernementale. À ce moment-là, la bureaucratie privée et gouvernementale a parfaitement fusionné. Parce que toutes ces prétendues réglementations gouvernementales pour le secteur financier sont écrites par les banques elles-mêmes. Alors qu’elles donnent un pot-de-vin aux politiciens, elles leur murmurent à l’oreille: « Les règlements que nous voulons sont sur cette feuille. » Les deux tiers des bénéfices de la plus grande banque américaine, JPMorgan Chase, proviennent de « contributions et amendes ». Ils ont tout intérêt à ce que les règles soient aussi compliquées que possible, afin d’extorquer de l’argent à leurs clients.

Les entreprises privées veulent faire des profits. Les actionnaires, les PDG et les conseils d’administration n’ont tout de même aucun intérêt à payer des gens pour un travail insignifiant ?

Si vous fabriquez des voitures ou des lampes, normalement, vous ne voulez pas de personnes dont vous ne pouvez rien faire. Certainement pas si vous devez affronter une forte concurrence. Mais si vous êtes JP Morgan Chase, une autre réalité s’applique. Alors vous avez tout intérêt à une réglementation si ambiguë que vos clients commettent constamment des erreurs. Les amendes qui en résultent remplissent le tiroir-caisse. Ce n’est pas sans raison que la plupart des jobs à la con sont fournis par les banques, les assureurs et le secteur immobilier. Ils font de gros profits basés sur la féodalité, pas sur le capitalisme. Il ne s’agit pas de la vente de produits, mais de l’un qui vide l’autre. Même les grandes entreprises industrielles telles que General Motors (GM) doivent presque tous leurs bénéfices à leurs services financiers. GM gagne son argent grâce aux intérêts sur les prêts automobiles et non plus par la vente de voitures.

Les métiers tournés vers la production ont été automatisés. Entre 1910 et 2000, le nombre de personnes travaillant aux États-Unis dans le secteur industriel et agricole s’est considérablement réduit et le secteur des services a triplé, qui est au fond un secteur administratif; il y a eu de toutes nouvelles branches de l’industrie, comme les services financiers et le télémarketing. En même temps, les secteurs tels que le droit des sociétés, l’éducation et l’administration des soins de santé, les ressources humaines et les relations publiques se sont développés très rapidement. Les trois quarts de la main-d’oeuvre américaine travaillent aujourd’hui dans ce secteur dit des services, plein d’emplois absurdes. Il n’inclut même pas tous les nettoyeurs, les agents de sécurité, les livreurs de pizza et les promeneurs de chiens dont les emplois significatifs maintiennent tout ce secteur dénué de sens.

Le travail significatif est rendu de plus en plus con, il suffit de penser aux infirmières et aux enseignants qui perdent un temps précieux à remplir des documents insensés. En tant que professeur, je suis un expert en la matière.

Beaucoup d’emplois que vous considérez comme des jobs à la con ne sont perçus ainsi par les personnes qui les exercent. Pour beaucoup de gens, leur travail donne justement un sens à leur vie.

Les sociologues du travail affirment toujours que la plupart des gens puisent du sens dans leur profession. Les mêmes sociologues du travail déclarent que la plupart des gens détestent leur travail. Les deux ne peuvent pas être vrais, non? (rires) À moins que la plupart des gens trouvent leur travail significatif parce qu’ils le détestent. « Je souffre, donc je peux gagner assez d’argent pour acheter une maison et une voiture. »

Vous dites qu’il faut mettre fin à tous les jobs à la con et redistribuer le travail significatif. Vous plaidez en faveur de la semaine de travail de quinze heures et l’instauration du revenu de base. Ne craignez-vous pas que beaucoup de gens aient du mal à gérer tout ce temps libre ?

Cette semaine de quinze heures n’est pas une chimère, vous savez. On peut également continuer à travailler pendant quarante heures par semaine et prendre quatre mois de vacances.

Depuis la Seconde Guerre mondiale, nous en sommes venus à croire que les travailleurs qui ont trop de temps libre se mettent à boire. Qu’ils développent une dépression à travers l’oisiveté de leur existence. Je trouve très condescendant de simplement partir d’un principe tel que: « Les travailleurs ne sont pas capables de remplir leur temps de manière significative avec d’autres activités.

Travailler huit heures par jour est d’ailleurs une invention assez récente. Même au Moyen-Âge, un serviteur ne travaillait que quatre heures par jour.

Il consacrait le reste du temps à lutter pour sa survie.

C’est vrai. Et pourtant il avait plus de temps libre que nous, et c’est pourquoi nous connaissons encore tout ce folklore depuis lors. Si la semaine de travail de quinze heures est introduite demain, beaucoup de gens apprendront à jouer d’un instrument de musique ou un nouveau métier. En tant qu’anthropologue, je sais ce que c’est. J’ai passé des années à Madagascar, j’ai écrit une histoire culturelle de l’île. Les Malgaches mettent en pratique ma société idéale depuis des siècles: ce sont des paysans qui ne travaillent pas plus de quatre heures par jour. La monogamie n’y existe pas, tout le monde couche avec tout le monde. (rires)

Savez-vous quel est le véritable drame ? Que la doctrine économique actuelle ait été développée pour les problèmes du dix-neuvième siècle, pas pour les problèmes qui nous arrivent. Dans le passé, il s’agissait d’une croissance et d’un profit maximum, maintenant il devrait s’agir de la façon dont nous maintenons les choses sans détruire notre planète. La science économique telle qu’elle existe actuellement n’a pas été développée pour lutter contre le changement climatique, la pollution ou la surproduction. Nous devons repenser tout notre système.

Suite à la crise financière, vous avez prédit des soulèvements dans divers pays européens et un effondrement économique majeur. « Bientôt, nos politiciens devront se mettre une fausse moustache pour aller manger un morceau », avez-vous déclaré à Knack en 2012. Avez-vous commis une erreur?

Pas du tout. Je pense que nous nous sommes habitués à cela.

Début juin, j’étais à San Francisco. J’ai été choqué par ce que j’ai vu là-bas. À Londres, des gens dorment dans des boîtes en carton sous les porches, mais là-bas les sans-abri sont au milieu de la rue. Ce n’est pas pour rien qu’il y a tant de films de zombies dans les cinémas américains aujourd’hui: ils vivent dans un monde apocalyptique. Quelqu’un m’a dit que les sans-abri dans la rue ne sont que le sommet de l’iceberg. Au moins autant de personnes dorment dans leur voiture ou leur camping-car. De plus en plus de sexagénaires et de septuagénaires ne peuvent pas prendre leur retraite et doivent travailler jusqu’à leur mort. Il y a en effet un effondrement social que nous aurions trouvé catastrophique il y a trente ans. Maintenant, les gens semblent trouver tout cela normal.