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Emploi: La descente aux enfers continue…

Tout va bien!

Promulgué avec force par nos médias depuis des années, après une « petite remontée » des chiffres plus positifs, nous y revoila, face à la réalité du long terme.

Seules quelques décisions totalement discriminatoires votées bien entendu contre l’avis de la population entre temps, ont été efficaces pour faire changer seulement les sacro-saints chiffres, et ceci, juste pour plaire dans la théorie et face à l’austérité exigée par l’Union Européenne.

On  a simplement « viré » des personnes du chômage pour les rediriger ailleurs: vers les CPAS, voir carrément à la rue, ce qui a évidement fait briller les chiffres de 2017, tout simplement!

Ces décisions à court terme ont une fois de plus démontré l’incapacité de sortir de ce système à spirale négative, mais en nous faisant miroiter le contraire!

Et maintenant, on va innover en quoi? Cette année: RIEN, c’est certain!

En cette période pré électorale, on se demande bien ce qu’il ont déjà prévu mais qu’ils vont postposer pour la prochaine législature;
De cette façon, les chiffres du chômage en 2020 seront à nouveau flamboyants! (Juste une petite diminution de la masse sur 10 ans…)

Non, rien à craindre pour 2018-2019; il faut plaire à l’électorat, voyons!

 

Et bien, c’est loin d’être gagné!

 

 

 

 

Lire l’article de L’Echo de ce 12 juillet ci-dessous afin de découvrir les chiffres du secteur de la distribution.

L’Echo – 12/07/2018

L’exemple islandais; on en parle pas encore assez!

Islande : le peuple a fait démissionner un gouvernement, nationaliser les banques et annuler la dette !

 

Nouvelle constitution en Islande : la conspiration du silence…

L’Islande a terminé l’année 2011 avec une croissance économique de 2,1% et devrait, selon les prévisions de la Commission européenne, atteindre le taux de 2,7% en 2013 grâce principalement à la création de nouveaux emplois.

L’Islande est le seul pays européen qui a rejeté par référendum le sauvetage des banques privées, laissant s’effondrer certaines d’entre elles et jugeant de nombreux banquiers pour leurs crimes financiers mais curieusement les médias français et européens n’en parlent pas ou très peu…

Il n’y a pas de censure officiellement dans les médias presse, radio ou télé mais les journalistes et experts de tous bords, si prompts à parler de ce qui se passe en Egypte, en Lybie ou en Syrie, ne disent absolument rien sur ce qui se passe en Islande. En a-t-on parlé dans les nombreux débats politiques en vue de l’élection présidentielle ? A-t-on vu des images à la TV ? Bien sûr que non car les citoyens européens pourraient avoir la mauvaise idée de s’en inspirer…

En Islande, le peuple a fait démissionner un gouvernement au grand complet. Les principales banques ont été nationalisées et il a été décidé de ne pas payer la dette qu’elles avaient contractée auprès de banques en Grande Bretagne et en Hollande, dette générée par leur mauvaise politique financière.

– 2008 : Les banques Glitnir, Landsbankinn et Kaupthing sont nationalisées pour éviter leur faillite plutôt que d’injecter inconditionnellement des capitaux publics, comme en Espagne ou dans les autres pays européens. L’ensemble des dettes de l’Islande égale alors 9 fois son PIB. La monnaie s’effondre et la bourse suspend ses activités après une baisse de 76%.

– 2009 : Le FMI, comme à son habitude, exige, en échange de mesures dites « d’ ajustement » des coupures dans les dépenses sociales qui provoquent la colère de la population, la chute du gouvernement et la convocation d’élections anticipées.

La gauche remporte la majorité absolue, provoquant l’effondrement du Parti de l’Indépendance, un parti conservateur qui était traditionnellement la force dominante dans le pays et qui ne conserve que 23,7% des voix. Johanna Siguroardottir est choisi pour diriger le gouvernement réunissant des sociaux-démocrates et les écologistes de gauche.

La situation économique désastreuse du pays persiste. Par le biais d’une loi, il est proposé à la Grande Bretagne et à la Hollande le remboursement de la dette et un paiement de 3.500 millions d’euros, montant devant être payé mensuellement par toutes les familles islandaises pendant 15 ans à un taux d’intérêt de 5%. Mais le peuple descend à nouveau dans la rue et demande que la loi soit soumise à référendum.

– Janvier 2010 : Le Président refuse de ratifier cette loi et annonce qu’il y aura une consultation populaire.

– Mars 2010 : Le référendum a lieu et le Non au paiement de la dette l’emporte par 93% des voix.

Pendant ce temps, le gouvernement essaie de régler juridiquement les responsabilités de la crise. Les détentions de plusieurs banquiers et cadres supérieurs commencent.

Interpol lance une enquête et tous les banquiers impliqués quittent le pays. Dans ce contexte de crise, une assemblée est élue pour rédiger une nouvelle Constitution en vue de se substituer à l’actuelle qui est une simple copie de la constitution danoise.

Pour ce faire, on a recours directement au peuple souverain qui élit 25 citoyens sans filiation politique parmi les 522 qui se présentent aux candidatures (condition : être majeur et avoir recueilli le soutien d’au moins 30 personnes).

– Septembre 2010 : L’ancien Premier ministre Geir Haarde est poursuivi pour négligence dans la gestion de la crise. Interpol émet également un mandat d’arrêt international contre l’ancien président de Sigurdur Einarsson.

– Février 2011 : L’assemblée constituante commence ses travaux afin de présenter, en partant des avis collectés dans les diverses assemblées qui ont eu lieu dans tout le pays, un projet de Grande Charte.

– Mars 2011 : Suite à quelques critiques concernant la faible participation (36%) pour nommer les membres de l’assemblée constituante, le Premier ministre, en accord avec les chefs des principaux partis représentés au Parlement, met sur pied un comité consultatif pour poursuivre la révision de la constitution. Ce dernier propose au Parlement de nommer un « Conseil constitutionnel » constitué des 25 membres de l’Assemblée constitutionnelle dissoute.

– Avril 2011 Les citoyens disent de nouveau Non à un second référendum sur le paiement de la dette, après que le président islandais Olafur Ragnar Grimsson ait refusé de contre-signer la loi du 16 février 2011 (connue sous le nom de « troisième loi Icesave »). Le nouveau gouvernement de centre-gauche assurait en effet que le nouvel accord Icesave avait été mieux négocié que le précédent mais la population islandaise maintient son refus d’être mise à contribution pour la faillite de banques jugées irresponsables.

– Juillet 2011 : Sur la base des rapports du Comité constitutionnel et du Forum national (citoyens), le Conseil constitutionnel adopte à l’unanimité un projet de constitution qui est remis au Parlement le 27 juillet. Ce dernier, chargé d’amender le projet, s’est attelé à cette tâche à l’automne 2011 et les débats se poursuivent toujours.

Les principales propositions de la nouvelle Constitution

Sur un total de 114 articles et de 9 chapitres, on peut noter en particulier :

– Article 15  : Droit à l’information. Les informations et documents détenus par les autorités publiques devraient être disponibles sans exception et l’accès au public à tous ces documents devrait être garanti par la loi.

– Article 63 : Création d’un Comité de contrôle de la responsabilité du Gouvernement. Une enquête sur les mesures et décisions du Gouvernement peut être demandée par 1/3 des membres d’Althingi (parlement islandais).

– Article 65  : Droit à la consultation directe. 10% des votants peuvent demander un référendum national sur les lois votées par Althingi.

– Article 66 : Possibilité d’interpellation directe d’Althingi. 2% des électeurs peuvent soumettre une question au Parlement et un projet de loi peut y être déposé s’il est soutenu par 10% des électeurs.

– Article 90 : Formation du Cabinet. Le Premier ministre est nommé par le Parlement.

– Article 99  : Indépendance des tribunaux. L’indépendance des tribunaux doit être garantie par la loi.

– Article 105 : Autonomie des collectivités territoriales. Les sources de revenus des collectivités territoriales doivent être garanties par la loi, tout comme leur droit de déterminer l’utilisation de ces ressources.

La nouvelle constitution devrait être soumise à un référendum, avant le vote par le Parlement. Il devrait avoir lieu le 30 juin en même temps que l’élection présidentielle ou à l’automne.

L’Islande n’est certes qu’un petit pays de 320 000 habitants mais elle donne cependant une belle leçon de démocratie aux grands États de l’Europe et du monde. Songeons par exemple qu’en France, la réforme constitutionnelle de 2008 a été entièrement rédigée à l’Élysée et que les parlementaires ne l’ont adoptée qu’à deux voix près après avoir été soumis pendant des semaines à des pressions intolérables de la part du chef de l’État…

Et dire que tout cela aurait même pu aller jusqu’à être « gratuit »…

Les services publics et la privatisation: Une erreur monumentale de gestion de plus!

Nous le savons tous, l’Etat s’est toujours inquiété de se débarrasser des institutions publiques lorsque leur gestion devenait catastrophique.

L’idée de les « refiler » à des investisseurs privés est née de cette inquiétude et nous démontre une fois de plus que l’idée n’était loin d’avoir été réfléchie jusqu’au bout sur ses conséqueces.

Ou alors s’agissait-il d’opérations poussées par des créateurs d’argent facile sur le dos des services incontournables aux citoyens?
Juteux marché qui permet à cette finance de mettre la main sur notre argent qui une fois dépensé, ne revient pas dans la poche de ceux qui ont payé les investissements colossaux de ces services publics revendus pour des clopinettes…

« Le rail, la poste, les soins: tout est devenu plus cher » (Le Vif 5/4/2018)

Une connaissance me disait justement que l’état ne doit pas être géré tel qu’une entreprise; C’est pourtant bien ce que fait l’Etat puisqu’il n’a pas le courage de changer le fondement de son fonctionnement et plaît à nous dire « qu’il manque encore 10 milliards dans le budget de l’Etat ».
Notre « dette » ne fait que gonfler.

Cette « dette » auprès de banques privées est contractée envers toute logique de gestion publique car l’UE a décrété en son temps que les banques d’Etat ne pouvaient plus prêter d’argent à taux zéro! (Sic)
Encore de la privatisation de l’argent public et de plus, coûteux!

Rappelez vous ce businessman incarné par Richard Gere dans « Pretty Woman »; quel était son « job »?
Le démantèlement d’ensembles en jetant à terre les départements qui ne rapportent pas ou pas assez et ne gardant que celles qui rapportent des plantureux bénéfices pour le revendre avec boni ensuite.
Tout cela au profit de la finance mais au détriment de tout le reste: Le social, l’emploi et de facto, une part de l’impôt public.

Pourquoi la gestion de l’Etat est-elle un fiasco total qui nous entraîne vers le bas?
Simplement parce que l’argent est « extorqué légalement » pour atterrir dans des poches qui n’en redistribuent rien à la source et en sus, ne paient quasi pas ou carrément plus d’impôts!
Ce système est révolu, il a fait ses preuves.

C’est dans cette optique que le Mouvement Citoyens Libres a travaillé sur ce projet, si simple direz-vous, mais tellement efficace, non seulement afin d’apporter les besoins nécessaires à l’Etat pour fonctionner correctement, mais surtout pour se donner les moyens de faire bien mieux que les redondantes coupes sombres, destructions de services, diminutions de moyens de sécurité  (sociale aussi), etc…

OUI! Il est possible de financer l’Etat avec une simplicité évidente pour sa recette et de plus, un financement qui coûte nettement moins cher à chaque citoyen: Cela s’appelle la Taxation des Transactions Financières.

Cette méthode se passe en outre de TOUTE la taxation existante, donc nous rend un réel pouvoir d’achat qui refera enfin tourner l’économie.

Une méthode pas neuve du tout, elle est étudié depuis plus de 40 ans!
(Découvrez ce sujet sur notre page:
La TTF, un seul impôt minimal est nécessaire. )

Belle journée à tous, malgré que votre train sera encore en retard, que votre très cher courrier arrivera un autre jour, que vos factures de téléphone, gaz, électricité, eau, télédistribution et/ou téléphonie, vos assurances et vos coûts bancaires qui explosent!

Je disais donc… Belle journée quand même!

Le revenu universel en Finlande – La Libre du 27/03/2018

Plus d’un an après: Est-ce que ça marche?
Voici la réponse:

(Et on s’en doutait, même si c’est encore un peu tôt pour en mesurer l’ampleur totale…)

Une allocation universelle pour tous : l’idée fait encore débat en Europe. Elle séduit, divise, interpelle sur la scène politique et dans l’opinion publique.

 

Née de l’imagination de l’écrivain anglais Thomas More au XVIe qui décrit, dans son livre « Utopie » (1516), une île où les habitants seraient assurés de leur survie sans dépendre de leur travail, elle est reprise en 1797 par son compatriote Thomas Paine, intellectuel engagé dans les révolutions américaine et française, puis par Joseph Charlier, juriste belge qui formulera dans son livre « Solution au problème social » (1848) la première proposition élaborée de revenu universel et en sera l’un des premiers défenseurs.

L’idée d’un revenu de base inconditionnel a fait son chemin depuis. Longtemps débattue, testée à petite échelle dans quelques pays, elle est, pour la première fois en Europe, expérimentée à un niveau national, depuis le 1er janvier 2017 en Finlande.

L’article de La Libre via ce lien.

Après mure réflexion…

RTBF , l’émission du jeudi 15/03. Le revenu universel – « Danger ou solution? »

Pour ceux qui ne l’ont pas encore visionné: RTBF – Les tournois de l’académie.

A notre grand regret, dans le fond, les détracteurs contre l’instauration de cette nécessaire transformation de notre système social, ne nous balancent à la figure qu’une seule et énorme barrière financière pour son financement ainsi qu’une grande démonstration de leur manière de considérer l’être humain comme « des-feignants-qui-s’arrêteront-tous-de-travailler ».

Et lorsqu’on sait que notre cher Premier nous envoyait en août 2017,  ce fameux message « La taxe sur les transactions financières doit faire partie de réformes européennes », on se rend compte qu’en fait, nous avons déjà deux des trois ingrédients réunis pour ce pas vers le financement complet de l’état, selon les calculs de l’équipe du Mouvement Citoyens Libres!

Ils sont déjà d’accord dans les grandes lignes sur
– Le besoin de palier à la pauvreté
– Une manière de financer un projet par une TTF

Il ne manque que le troisième:  Remplacer toute la perception des besoins de l’Etat par une seule et unique taxe sur ces mêmes transactions financières.
Voir notre projet sur notre page « La TTF : Qu’est ce que c’est? »

Qu’en pensez vous?

J’en profite pour partager cette analyse de Christina Lambrecht  du groupe « Revenue de Base – Namur », au sujet de ce débat académique, analyse que je trouve excellente!

« Mon vote personnel:
Dans le camp danger,
et non, ce n’est pas parce que les trois participants dans le camps contre le Revenu Universel étaient contre cette idée qui m’est chère depuis des années, que je suis critique envers eux:

La jeune et très éloquente étudiante Anaïs Engreneur: trop théâtrale dans son éloquence avec des intonations, virgules et points d’exclamations à l’appui bien chronométrés, une opinion contre le Revenu de Base apprise par cœur et, veuillez m’en excuser, un parfum de futur syndicaliste et un soupçon de l’ombre de Mateo Alaluf ou autres opposants dans le texte…. Certes, elle avait droit à un très bon score, pour son « récit » mais son manque de profondeur n’a pas, selon moi, pu persuader un public qui cherche encore à comprendre l’enjeu du RdB sans être déjà pour ou contre.

Madame Anne Eydoux, certes avec un CV impressionant, venue de la France où le débat Revenu de Base est très vivant aussi, nous a énuméré les différentes « propositions possibles » et leurs dangers: modèle LIBER, la proposition du candidat à la présidentielle Hamon dont elle disait :  » je suppose qu’il n’espérait pas de gagner les élections » …. Puis elle mettait nous, les femmes, en garde: retour au foyer, descente dans la précarité ….l’enfer nous attend avec ce RdB.
J’avoue de ne pas avoir compris très bien son raisonnement.

François Perl , est resté fidèle à lui -même:
L’allocation universelle n’est pas l’avenir de la sécurité sociale,
mais il est évident que notre système de protection sociale est perfectible. Mais il a démontré son efficacité durant la crise financière, permettant à la Belgique de rester un des pays les plus égalitaires d’Europe, et son remplacement progressif par une allocation universelle reste un projet aux contours financiers et à l’efficacité fort discutables. Cela ne veut évidemment pas dire que le débat doit être évacué sans autre forme de procès. Mais il serait sans doute plus cohérent de considérer une fois pour toutes qu’une allocation universelle ne pourrait exister que dans un cadre conceptuel et financier totalement indépendant de celui de la sécurité sociale.
Sa présentation de hier se trouve, en version plus courte ici: http://www.lalibre.be/…/l-allocation-universelle-n-est-pas-…

Dans le camp solution,
William-James Kettlewell, étudiant, je pense, avait un peu perdu son équilibre éloquent face à son adversaire Anaïs Kerenneur , mais malgré ses hésitations et ses quelques trébuches textuelles, il y avait selon moi, plus de profondeur dans sa défense pour le Revenu de Base. Certes, le mauvais score pour son éloquence était prévisible, et personne peut dire s’il a pu convaincre le public, mais il était en tout cas, selon moi, moins « rasé » ( en néerlandais: minder afgestreken ) que son adversaire et pas du tout « superficiel »

Philippe Defeyt: nous le présentons plus. Et puis je me permets de reprendre les mots de Pascal Masarotti:  » Hier soir sur la Trois, sur le thème du « Revenu universel pour ou contre », l’équipe des « pour » a pu convaincre une majorité en remportant 62% du suffrage..
Rien n’est fait, c’est sur mais nous sommes sur la bonne voie et notre détermination ne pourra qu’être déterminante pour activer le levier de la construction d’un nouveau modèle de société respectueux de la dignité, des droits et des libertés de chaque être humain!
Merci à Philippe Defeyt pour sa prestation empreinte de logique, de limpidité et de concret…
Et que ce monde et nos mentalités changent enfin….

Et j’ajoute, de mon point de vue personnel: les paroles de Philippe Defeyt étaient terre à terre et humaine. Son éloquence est bien rodée, mais il parvient toujours à capter son public!
Merci Philippe!

Philippe Van Parijs: tout comme Philippe Defeyt, « un renard aguerri » du Revenu de Base. Toujours aussi captant dans sa défense du Revenu de Base, aussi terre à terre que Philippe Defeyt . Il ne veut ni persuader, ni imposer le bien fondée de cette idée, dont je pense moi aussi que le temps est venue, mais il amène son public à la réflexion.

J’ai aussi apprécié les paroles de madame Françoise Tulkens, présidente de la soirée académique.

Et puis la  » fée clochette » Bruno Coppens:… et oui, c’est la Belgique qui a inventé le Revenu de Base » ….
Un clin d’oeil humouristique dans ce Tournois de l’Académie. »

Christina Lambrecht

Ce soir sur RTBF La 3 à 20h00: Les Tournois de l’Académie : Le revenu universel : Danger ou solution ?

« Les craintes des détracteurs »: L’INAMI inquiète, bien entendu!

Je me réjouis de suivre cette émission sur un plateau où l’on retrouvera diverses personnalités dont notre ami Philippe Defeyt.

Le débat va certainement tourner en négativisme car « l’énorme souci » de notre classe politique s’appuie sur les besoins budgétaires aux fins de financements.

A cet effet, je me suis permis d’envoyer un petite message à Florence Hainaut…

Ne manquez pas cette émission afin d’y détecter ou sont les réalités de notre monde politico-économique 😉

« Bonjour Florence.

Pour l’émission de ce soir qui traite de ce sujet qui devient une incontournable discussion pour le futur, je vois que les « contre » sont des personnes qui ont raison de craindre la mise en place de ce type de profond changement.

Le principal frein à toute évolution en économie et politique, actuellement et pour le futur, est le budget disponible.

Pourquoi personne ne VEUT entrevoir que c’est le fondement de notre système qui a besoin d’une nouvelle ressource?

Une refonte simple et tout à fait réalisable implique de changer le financement de l’état.

Cette solution existe! Mais qui aura le courage de prendre le taureau par les cornes pour changer les problèmes en partant de leur fond?

Cette solution est simple et efficace, elle est étudiée depuis plus de 30 ans.

Je vous invite à la découvrir par le lien ci dessous.

Merci pour votre émission de ce soir, que je suivrai bien entendu avec grande attention.

Cordialement;
Hoeymakers René. »

http://www.m-c-l.be/?page_id=525

Mise à jour de notre site Web

Mises à jour diverses…

Bonjour à tous!

Vous pouvez dès à présent découvrir notre nouvelle page web concernant la transformation de la recette d’état du système d’impôts et taxes actuelles par celui qui passe par la TTF (Taxation sur les Transactions Financières).

L’objectif étant de proposer une nouvelle forme de taxation minimale tout en garantissant les besoins de l’état et ce, sans plus aucun déficit!

Vous le retrouverez sous l’onglet « Nos objectifs » ou directement par ce lien.

D’autre part, n’hésitez pas à partager le dossier Allocation Universelle (*pdf) qui est mis à jour également avec les nouveaux chiffres officiels connus à ce jour. => Vous pouvez le télécharger en toute sécurité par ce lien.

Et si nous étions tous ensemble les acteurs d’un monde qui changeait demain?

Belle journée à tous!

Pour la gratuité des besoins de base!

Allocation universelle ou revenu de base; on en parle de plus en plus!

Article paru dans le Vif ce 17/02/18.

Le débat sur l’allocation universelle (ou revenu de base) revient à intervalles réguliers. Ecolo vient à nouveau de le mettre en débat.

Les partisans de l’allocation signalent, à juste titre, que c’est un outil afin de donner un droit inconditionnel à bénéficier de moyens de subsistance sans devoir vendre sa force de travail, ce qui, à l’heure du chômage de masse et des boulots vides de sens (voir écologiquement nuisibles) engendrés par notre société hyperconsumériste, est une façon de stopper la course à la croissance qui détruit la planète, et d’autonomiser chaque citoyen en lui donnant la capacité de dire « non ».

Les opposants rappellent, tout aussi justement, que le sous-emploi structurel est causé par la fin de la réduction collective du temps de travail, que répartir le travail est une nécessité et que pour être finançable (et supérieure au seuil de pauvreté), cette allocation nécessiterait des moyens très conséquents qui potentiellement seraient soustraits à la sécurité sociale, conquête centrale de la gauche. Cette crainte est renforcée par le rapport de force actuel (même si s’y résigner est plutôt triste) et par le fait que des figures libérales soutiennent également cette revendication. Bref, l’allocation universelle risque de se muer en cheval de Troie des libéraux.

Et s’il était possible de rencontrer les objectifs de l’allocation universelle sans en encourir les risques ? Car il existe bien une revendication qui soit à la fois socialement juste et non-productiviste. Cette revendication est celle de la gratuité des besoins de base.

Il n’est pas normal de payer au même prix, les litres d’eau nécessaire pour boire ou se laver, et ceux destinés à remplir une piscine privée. Les kilowatts d’électricité nécessaires à éclairer notre habitation ou à chauffer nos repas n’ont pas la même utilité que ceux destinés à éclairer le domaine et la façade d’une grande demeure bourgeoise. Le gaz ou le mazout pour chauffer une habitation modeste n’ont pas la même utilité que ceux destinés à chauffer d’immenses villas quatre façades. Le carburant dans un bus transportant cinquante personnes n’a pas la même utilité que celui qui propulse une voiture de luxe et son seul conducteur.

Partant de ces postulats, pourquoi ne pas instaurer une tarification progressive qui tout à la fois permettrait la gratuité d’un nombre nécessaire de litres d’eau, kilowatts d’électricité, mètres cubes de gaz par habitation (en fonction de la composition familiale), et dissuaderait la surconsommation et les pratiques ostentatoires qui détruisent la planète ? Pour l’eau, le principe de la tarification progressive et de la gratuité des premiers mètres cubes existe déjà partiellement à Bruxelles. Il pourrait être amélioré (plus de progressivité) et étendu à la Wallonie. Pour l’électricité et les carburants, une législation nouvelle serait nécessaire, mais la mesure pourrait être neutre budgétairement.

En outre, il s’agirait de réfléchir à l’extension de ce principe à d’autres domaines. La mobilité est un droit. Les transports en commun sont déjà largement subsidiés, les rendre totalement gratuits (couplé à une offre suffisante) est à la fois juste socialement et souhaitable écologiquement. Quant à l’alimentation, il est évidemment plus sensible de trouver des solutions sans altérer la liberté de chacun. Il ne s’agit pas d’instaurer des sortes de « tickets de rationnement ». Mais, sur le même principe que celui des chèques-repas, il devrait être possible d’assurer un principe solidaire permettant à chacun d’avoir accès à une nourriture saine. Une option pourrait être le recours à une monnaie complémentaire, ce qui en outre permettrait d’orienter la consommation vers les producteurs locaux aux dépens de l’industrie agroalimentaire. Une première démarche, plus simple à mettre en oeuvre rapidement, serait la gratuité des repas dans les cantines scolaires. Ces dernières mesures ne sont pas neutres budgétairement, et participent donc nécessairement de la redistribution des richesses (comme la réduction du temps de travail ou l’allocation universelle). Mais elles mettent en jeu des sommes moindres et sont envisageables à l’échelle régionale, voire locale.

Notre société est plus riche que jamais. Dans le même temps, la logique productiviste qui la gouverne a un impact majeur sur l’environnement. Il reste très peu de temps pour relever le défi climatique et il y a urgence pour les autorités politiques à prendre des mesures transformatrices. La gratuité des besoins de base serait à la fois une façon de répartir plus justement les richesses produites et de proposer un modèle plus résilient, un modèle basé sur la valeur d’usage et plus sur la valeur d’échange.

Pierre Eyben – Chercheur.

Simon Thorpe, Philippe Defeyt et le MCL en réunion à Namur.

9 février 2018: Un grand pas en avant, un grand moment!

Lorsque, au-delà de toute idéologie politique, « d’étiquettes » ou de « compétitions » pour accéder à un échelon du pouvoir, d’autres femmes et hommes engagés se réunissent autour d’un réel projet ambitieux défendant le strict respect de la dignité, des droits et libertés de chaque être humain, nous pouvons affirmer qu’il est certain qu’un monde meilleur, plus juste et équitable, est à notre portée et naîtra dans les années qui suivent.

Un réunion, des débats, un grand échange d’idées, mais surtout un objectif fondamental commun :

Simon Thorpe, défendant « un monde (pratiquement) sans taxes ».
Lien – Simon Thorpe: Vers un monde (pratiquement) sans taxes

Philippe Defeyt, auteur du projet d’un Revenu de base.
Lien – L’ allocation universelle vue par Philippe Defeyt.

Le Mouvement Citoyens Libres œuvrant pour l’allocation universelle et inconditionnelle.
Marianne Delfosse, Sonia Mattioli, Florence Boens, Viviane Mottiaux, Pascal Masarotti,  François Van Camp, Olivier Jacobs et René Hoeymakers.


Après cette journée très riche en partages, nous arrivons à la conclusion que les méthodes ne sont nullement incompatibles bien au contraire! Elles vont même s’intégrer pour une période de transition.

En effet, une ligne évolutive sera instaurée dans notre projet sous la forme d’une période transitoire nécessaire à ce changement fondamental pour l’avenir de tout un chacun.

Nos travaux, par cette collaboration étroite, vont pouvoir se poursuivre et s’intensifier pour évoluer!

Merci à tous les acteurs(trices) de cette journée si importante!

Et que ce monde change enfin!
Pascal Masarotti

Revenu de base: Commission Parlementaire.

Le Conseil de l’Europe adopte une résolution favorable au revenu de base.

Par Maxime Vendé le 02/02/2018.

L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a récemment voté une résolution en faveur du revenu de base inconditionnel.

Comme rappelé dans l’article présentant la décision, ce scrutin faisait suite au rapport sur le revenu de base remis début janvier par Nunzia Catalfo, rapporteuse pour la Commission des questions sociales, de la santé et du développement durable.

Le conseil de l’Europe s’est prononcé en faveur de la résolution à la majorité des suffrages exprimés :  48 votes pour, 33 contre et 12 absentions.

Un revenu de base pour vivre dignement

L’assemblée définit le revenu de base comme « universel, individuel, inconditionnel et suffisant pour pouvoir vivre dans la dignité ». Une visée plus ambitieuse par exemple que la définition actuelle du Réseau mondial pour le revenu de base (Basic Income Earth Network, BIEN) ou encore que celle du Mouvement Français pour un Revenu de Base(MFRB), qui ne parlent pas de montant minimum. Le rapport Catalfo évoquait déjà le seuil de pauvreté, défini par l’Union européenne à 60 % du revenu médian.

Par ailleurs, le caractère cumulable du revenu de base est rappelé : ce revenu « viendrait s’ajouter aux revenus obtenus par ceux qui sont employés dans des formes de travail non conventionnelles et de travail partagé, ceux qui sont en sous-emploi ou qui effectuent un travail non rémunéré  ».

Encourager les expérimentations

Enfin, l’APCE prend note que le revenu de base représente un changement profond de la politique sociale et appelle en conséquence les états membres à débattre du sujet, à examiner les expériences passées et surtout à « tester sur le terrain différentes formules de revenu de base au niveau local, régional ou national ».

Une incitation à multiplier les expérimentations à différentes échelles dans l’Union européenne qui apportera assurément du grain à moudre à celles et ceux qui veulent passer de la théorie à la pratique.

Le monde change!