Mise à jour de notre site Web

Mises à jour diverses…

Bonjour à tous!

Vous pouvez dès à présent découvrir notre nouvelle page web concernant la transformation de la recette d’état du système d’impôts et taxes actuelles par celui qui passe par la TTF (Taxation sur les Transactions Financières).

L’objectif étant de proposer une nouvelle forme de taxation minimale tout en garantissant les besoins de l’état et ce, sans plus aucun déficit!

Vous le retrouverez sous l’onglet « Nos objectifs » ou directement par ce lien.

D’autre part, n’hésitez pas à partager le dossier Allocation Universelle (*pdf) qui est mis à jour également avec les nouveaux chiffres officiels connus à ce jour. => Vous pouvez le télécharger en toute sécurité par ce lien.

Et si nous étions tous ensemble les acteurs d’un monde qui changeait demain?

Belle journée à tous!

Pour la gratuité des besoins de base!

Allocation universelle ou revenu de base; on en parle de plus en plus!

Article paru dans le Vif ce 17/02/18.

Le débat sur l’allocation universelle (ou revenu de base) revient à intervalles réguliers. Ecolo vient à nouveau de le mettre en débat.

Les partisans de l’allocation signalent, à juste titre, que c’est un outil afin de donner un droit inconditionnel à bénéficier de moyens de subsistance sans devoir vendre sa force de travail, ce qui, à l’heure du chômage de masse et des boulots vides de sens (voir écologiquement nuisibles) engendrés par notre société hyperconsumériste, est une façon de stopper la course à la croissance qui détruit la planète, et d’autonomiser chaque citoyen en lui donnant la capacité de dire « non ».

Les opposants rappellent, tout aussi justement, que le sous-emploi structurel est causé par la fin de la réduction collective du temps de travail, que répartir le travail est une nécessité et que pour être finançable (et supérieure au seuil de pauvreté), cette allocation nécessiterait des moyens très conséquents qui potentiellement seraient soustraits à la sécurité sociale, conquête centrale de la gauche. Cette crainte est renforcée par le rapport de force actuel (même si s’y résigner est plutôt triste) et par le fait que des figures libérales soutiennent également cette revendication. Bref, l’allocation universelle risque de se muer en cheval de Troie des libéraux.

Et s’il était possible de rencontrer les objectifs de l’allocation universelle sans en encourir les risques ? Car il existe bien une revendication qui soit à la fois socialement juste et non-productiviste. Cette revendication est celle de la gratuité des besoins de base.

Il n’est pas normal de payer au même prix, les litres d’eau nécessaire pour boire ou se laver, et ceux destinés à remplir une piscine privée. Les kilowatts d’électricité nécessaires à éclairer notre habitation ou à chauffer nos repas n’ont pas la même utilité que ceux destinés à éclairer le domaine et la façade d’une grande demeure bourgeoise. Le gaz ou le mazout pour chauffer une habitation modeste n’ont pas la même utilité que ceux destinés à chauffer d’immenses villas quatre façades. Le carburant dans un bus transportant cinquante personnes n’a pas la même utilité que celui qui propulse une voiture de luxe et son seul conducteur.

Partant de ces postulats, pourquoi ne pas instaurer une tarification progressive qui tout à la fois permettrait la gratuité d’un nombre nécessaire de litres d’eau, kilowatts d’électricité, mètres cubes de gaz par habitation (en fonction de la composition familiale), et dissuaderait la surconsommation et les pratiques ostentatoires qui détruisent la planète ? Pour l’eau, le principe de la tarification progressive et de la gratuité des premiers mètres cubes existe déjà partiellement à Bruxelles. Il pourrait être amélioré (plus de progressivité) et étendu à la Wallonie. Pour l’électricité et les carburants, une législation nouvelle serait nécessaire, mais la mesure pourrait être neutre budgétairement.

En outre, il s’agirait de réfléchir à l’extension de ce principe à d’autres domaines. La mobilité est un droit. Les transports en commun sont déjà largement subsidiés, les rendre totalement gratuits (couplé à une offre suffisante) est à la fois juste socialement et souhaitable écologiquement. Quant à l’alimentation, il est évidemment plus sensible de trouver des solutions sans altérer la liberté de chacun. Il ne s’agit pas d’instaurer des sortes de « tickets de rationnement ». Mais, sur le même principe que celui des chèques-repas, il devrait être possible d’assurer un principe solidaire permettant à chacun d’avoir accès à une nourriture saine. Une option pourrait être le recours à une monnaie complémentaire, ce qui en outre permettrait d’orienter la consommation vers les producteurs locaux aux dépens de l’industrie agroalimentaire. Une première démarche, plus simple à mettre en oeuvre rapidement, serait la gratuité des repas dans les cantines scolaires. Ces dernières mesures ne sont pas neutres budgétairement, et participent donc nécessairement de la redistribution des richesses (comme la réduction du temps de travail ou l’allocation universelle). Mais elles mettent en jeu des sommes moindres et sont envisageables à l’échelle régionale, voire locale.

Notre société est plus riche que jamais. Dans le même temps, la logique productiviste qui la gouverne a un impact majeur sur l’environnement. Il reste très peu de temps pour relever le défi climatique et il y a urgence pour les autorités politiques à prendre des mesures transformatrices. La gratuité des besoins de base serait à la fois une façon de répartir plus justement les richesses produites et de proposer un modèle plus résilient, un modèle basé sur la valeur d’usage et plus sur la valeur d’échange.

Pierre Eyben – Chercheur.

Simon Thorpe, Philippe Defeyt et le MCL en réunion à Namur.

9 février 2018: Un grand pas en avant, un grand moment!

Lorsque, au-delà de toute idéologie politique, « d’étiquettes » ou de « compétitions » pour accéder à un échelon du pouvoir, d’autres femmes et hommes engagés se réunissent autour d’un réel projet ambitieux défendant le strict respect de la dignité, des droits et libertés de chaque être humain, nous pouvons affirmer qu’il est certain qu’un monde meilleur, plus juste et équitable, est à notre portée et naîtra dans les années qui suivent.

Un réunion, des débats, un grand échange d’idées, mais surtout un objectif fondamental commun :

Simon Thorpe, défendant « un monde (pratiquement) sans taxes ».
Lien – Simon Thorpe: Vers un monde (pratiquement) sans taxes

Philippe Defeyt, auteur du projet d’un Revenu de base.
Lien – L’ allocation universelle vue par Philippe Defeyt.

Le Mouvement Citoyens Libres œuvrant pour l’allocation universelle et inconditionnelle.
Marianne Delfosse, Sonia Mattioli, Florence Boens, Viviane Mottiaux, Pascal Masarotti,  François Van Camp, Olivier Jacobs et René Hoeymakers.


Après cette journée très riche en partages, nous arrivons à la conclusion que les méthodes ne sont nullement incompatibles bien au contraire! Elles vont même s’intégrer pour une période de transition.

En effet, une ligne évolutive sera instaurée dans notre projet sous la forme d’une période transitoire nécessaire à ce changement fondamental pour l’avenir de tout un chacun.

Nos travaux, par cette collaboration étroite, vont pouvoir se poursuivre et s’intensifier pour évoluer!

Merci à tous les acteurs(trices) de cette journée si importante!

Et que ce monde change enfin!
Pascal Masarotti

Revenu de base: Commission Parlementaire.

Le Conseil de l’Europe adopte une résolution favorable au revenu de base.

Par Maxime Vendé le 02/02/2018.

L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a récemment voté une résolution en faveur du revenu de base inconditionnel.

Comme rappelé dans l’article présentant la décision, ce scrutin faisait suite au rapport sur le revenu de base remis début janvier par Nunzia Catalfo, rapporteuse pour la Commission des questions sociales, de la santé et du développement durable.

Le conseil de l’Europe s’est prononcé en faveur de la résolution à la majorité des suffrages exprimés :  48 votes pour, 33 contre et 12 absentions.

Un revenu de base pour vivre dignement

L’assemblée définit le revenu de base comme « universel, individuel, inconditionnel et suffisant pour pouvoir vivre dans la dignité ». Une visée plus ambitieuse par exemple que la définition actuelle du Réseau mondial pour le revenu de base (Basic Income Earth Network, BIEN) ou encore que celle du Mouvement Français pour un Revenu de Base(MFRB), qui ne parlent pas de montant minimum. Le rapport Catalfo évoquait déjà le seuil de pauvreté, défini par l’Union européenne à 60 % du revenu médian.

Par ailleurs, le caractère cumulable du revenu de base est rappelé : ce revenu « viendrait s’ajouter aux revenus obtenus par ceux qui sont employés dans des formes de travail non conventionnelles et de travail partagé, ceux qui sont en sous-emploi ou qui effectuent un travail non rémunéré  ».

Encourager les expérimentations

Enfin, l’APCE prend note que le revenu de base représente un changement profond de la politique sociale et appelle en conséquence les états membres à débattre du sujet, à examiner les expériences passées et surtout à « tester sur le terrain différentes formules de revenu de base au niveau local, régional ou national ».

Une incitation à multiplier les expérimentations à différentes échelles dans l’Union européenne qui apportera assurément du grain à moudre à celles et ceux qui veulent passer de la théorie à la pratique.

Le monde change!