La sortie de l’Union Européenne?

Pourquoi une sortie de l’Union Européenne?

« Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités Européens. »

C’est en ces termes que Jean Claude Juncker, le président de la Commission Européenne, s’est exprimé en 2015 face à l’arrivée du gouvernement Tsipras qui condamnait les politiques d’austérité drastique imposées au peuple grec.

L’Union Européenne est décidément une très étrange construction contradictoire . Il est impératif d’être une démocratie pour y entrer. C’est même l’unique critère. En revanche, une fois admis dans le club, requérir à son profit le respect des règles élémentaires de démocratie est jugé et taclé sévèrement par les hauts responsables de cette union.

A cet égard, nous pouvons rétorquer à Monsieur Juncker qu’il n’y a pas eu de choix démocratique respecté en faveur ou contre les traités européens! C’est bel et bien un fait établi depuis la première heure de cette construction jusqu’à aujourd’hui.

Le plus déconcertant est de constater qu’il n’y a pas de choix possible quant à des textes à valeur constitutionnelle réglementant dans de très nombreux domaines la conduite des politiques des états membres.
Dès lors, peut-on nous dire ce qu’il reste exactement de la démocratie dans ce montage imposé au citoyen européen?

D’autant que le président de cette Commission Européenne ainsi que l’ensemble des hauts responsables exécutifs, n’ont pas n’ont pas été élus démocratiquement pour siéger à ces hautes fonctions.

Ces fonctions permettent de décider l’avenir de centaines de millions de citoyens européens, de 11 millions de citoyens belges!

L’adhésion à cette union, telle qu’elle a été conçue dès le départ, est synonyme de « chèque en blanc » pour TOUTES décisions imposées aux états membres.

Nul ne peut ignorer aujourd’hui les effets dévastateurs et dramatiques que subissent de plus en plus de citoyens européens afin de respecter les exigences de ces instances. Ses dirigeants n’ayant pas à subir le moindre soucis des conséquences de leurs politique.

C’est bien la preuve que toutes ces personnes sont loin d’être représentatives de qui que ce soit, mis à part d’eux-mêmes, la minorité dominant le monde de la finance, de la politique et des multinationales.

Si l’on veut bien « arrêter le temps » cinq minutes et réfléchir de manière sincère et logique, que l’on soit jeune ou plus âgé, il existe une question essentielle à se poser :

Que nous a apporté dans notre vie quotidienne, l’adhésion de notre pays à cette Union Européenne?
C’est assez simple: rien de positif ou « presque rien ».

Ce qui n’est évidemment pas le cas de la minorité qui a engrangé de plantureux profits sur l’autel du sacrifice citoyen, de sa santé, de ses droits, de ses libertés et de sa dignité. Il ne nous reste plus que des devoirs.

Mis à part une « monnaie unique » qui a fait flamber les prix à la consommation, nous avons aussi vu nos frontières disparaître laissant libre la circulation des personnes et créant ainsi un dumping social intra-européen.

La libre circulation des biens et services limitée exclusivement à l’Union Européenne fait abstraction de toute possibilité d’accéder aux marchés extra-européens et ce faisant, limite la possibilité de concurrence.

L’abolition des douanes aux frontières a également ouvert la porte du risque de terrorisme et de trafics divers ainsi que la fuite des capitaux.

Toutes les situations décrites ci-dessus et bien d’autres dérives encore se sont généralisées depuis la naissance de cette Union Européenne.

En signant ce « chèque en blanc », notre gouvernement a tout simplement cédé son pouvoir et renoncé à son devoir de représentativité de ses citoyens.

Il n’est plus possible dans ces conditions de répondre aux attentes réelles des citoyens et de prendre les mesures défendant leurs besoins et intérêts.

Et c’est bien là que se situe la problématique principale.

Il faut tout de même rappeler que, pour ne fut-ce que modifier une seule ligne d’un traité européen, il est impératif d’obtenir l’accord à l’unanimité de l’ENSEMBLE des 27 états membres restants à ce jour.
Autant dire qu’il est impossible de pouvoir prétendre changer quoi que ce soit.

Bonjour la soumission ! C’est bien comme cela que nous pouvons résumer la situation inextricable dans laquelle nous survivons. Certains reparlent allègrement d’esclavage.

Inextricable… Vraiment?

Non, pas du tout! 

La solution émane de l’article 50 du Traité de Lisbonne qui permet à tout état membre de signifier sa sortie de l’Union Européenne.

Le premier amendement est pour le moins très explicite :

– Tout état membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l’Union.

C’est d’ailleurs ce qui se passe en ce moment avec la Grande-Bretagne, situation qui pourrait très bien, tout comme d’autres pays l’envisagent, être d’actualité chez nous via un « Belexit » salvateur.

Ne vous méprenez pas sur cette intention qui est la nôtre et qui ne reflète aucune une hostilité quelconque envers une Union Européenne proprement dite
Notre hostilité est bel et bien dirigée envers le modèle actuel que l’on nous impose depuis trop longtemps et qui a scrupuleusement, outrageusement et volontairement ignoré les besoins et intérêts citoyens au profit d’une certaine « croissance économique ».

A l’avenir, nous pourrons toujours construire avec des partenaires partageant des valeurs communes, dans lesquelles l’humain est la priorité, une union où la dignité, les droits et les libertés restent inaliénables et atteindre ainsi des objectifs bien plus louables et fondamentaux.

Un pas vers une véritable démocratie  juridique, sociale et fiscale entre tous les états membres.

Quoiqu’on puisse en dire, il n’y aura jamais le cataclysme tant annoncé aux états envisageant cette sortie.

Pour rester en place, les décideurs actuels aiment agiter à outrance le spectre de la peur afin d’éviter leur propre chute.
Ne tombons pas dans ce piège puéril !

Dans les faits, le continent européen ne se résume pas aux seuls états membres de cette union. D’autres pays collaborent, achètent et vendent sur les marchés étrangers à l’UE, avec bien moins d’inconvénients et de contraintes, avec bien plus d’indépendance, tout en ayant conservé leur souveraineté nationale.

L’ironie du sort est que Bruxelles pourtant « capitale de l’Europe », s’est vu refuser l’organisation de l’Euro 2020 au profit de Londres, la capitale du Brexit!!! Tout est donc possible!

Enfin, à l’heure où nous écrivons ces lignes, Jean Claude Juncker, président de la Commission Européenne négocie avec Theresa May – 1ère ministre Britannique – en vue de finaliser les futurs accords commerciaux entre l’UE et le Royaume-Uni. Tout reste possible!

De se rappeler que d’autres pays ont déjà mis sur la table aussi les discussions dans le même objectif: Pays-Bas, Grèce, Portugal, Suède, Danemark, France, République Tchèque, Hongrie, Pologne et Finlande. D’autres suivront inexorablement. Le démantèlement est déjà en cours…

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