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Après mure réflexion…

RTBF , l’émission du jeudi 15/03. Le revenu universel – « Danger ou solution? »

Pour ceux qui ne l’ont pas encore visionné: RTBF – Les tournois de l’académie.

A notre grand regret, dans le fond, les détracteurs contre l’instauration de cette nécessaire transformation de notre système social, ne nous balancent à la figure qu’une seule et énorme barrière financière pour son financement ainsi qu’une grande démonstration de leur manière de considérer l’être humain comme « des-feignants-qui-s’arrêteront-tous-de-travailler ».

Et lorsqu’on sait que notre cher Premier nous envoyait en août 2017,  ce fameux message « La taxe sur les transactions financières doit faire partie de réformes européennes », on se rend compte qu’en fait, nous avons déjà deux des trois ingrédients réunis pour ce pas vers le financement complet de l’état, selon les calculs de l’équipe du Mouvement Citoyens Libres!

Ils sont déjà d’accord dans les grandes lignes sur
– Le besoin de palier à la pauvreté
– Une manière de financer un projet par une TTF

Il ne manque que le troisième:  Remplacer toute la perception des besoins de l’Etat par une seule et unique taxe sur ces mêmes transactions financières.
Voir notre projet sur notre page « La TTF : Qu’est ce que c’est? »

Qu’en pensez vous?

J’en profite pour partager cette analyse de Christina Lambrecht  du groupe « Revenue de Base – Namur », au sujet de ce débat académique, analyse que je trouve excellente!

« Mon vote personnel:
Dans le camp danger,
et non, ce n’est pas parce que les trois participants dans le camps contre le Revenu Universel étaient contre cette idée qui m’est chère depuis des années, que je suis critique envers eux:

La jeune et très éloquente étudiante Anaïs Engreneur: trop théâtrale dans son éloquence avec des intonations, virgules et points d’exclamations à l’appui bien chronométrés, une opinion contre le Revenu de Base apprise par cœur et, veuillez m’en excuser, un parfum de futur syndicaliste et un soupçon de l’ombre de Mateo Alaluf ou autres opposants dans le texte…. Certes, elle avait droit à un très bon score, pour son « récit » mais son manque de profondeur n’a pas, selon moi, pu persuader un public qui cherche encore à comprendre l’enjeu du RdB sans être déjà pour ou contre.

Madame Anne Eydoux, certes avec un CV impressionant, venue de la France où le débat Revenu de Base est très vivant aussi, nous a énuméré les différentes « propositions possibles » et leurs dangers: modèle LIBER, la proposition du candidat à la présidentielle Hamon dont elle disait :  » je suppose qu’il n’espérait pas de gagner les élections » …. Puis elle mettait nous, les femmes, en garde: retour au foyer, descente dans la précarité ….l’enfer nous attend avec ce RdB.
J’avoue de ne pas avoir compris très bien son raisonnement.

François Perl , est resté fidèle à lui -même:
L’allocation universelle n’est pas l’avenir de la sécurité sociale,
mais il est évident que notre système de protection sociale est perfectible. Mais il a démontré son efficacité durant la crise financière, permettant à la Belgique de rester un des pays les plus égalitaires d’Europe, et son remplacement progressif par une allocation universelle reste un projet aux contours financiers et à l’efficacité fort discutables. Cela ne veut évidemment pas dire que le débat doit être évacué sans autre forme de procès. Mais il serait sans doute plus cohérent de considérer une fois pour toutes qu’une allocation universelle ne pourrait exister que dans un cadre conceptuel et financier totalement indépendant de celui de la sécurité sociale.
Sa présentation de hier se trouve, en version plus courte ici: http://www.lalibre.be/…/l-allocation-universelle-n-est-pas-…

Dans le camp solution,
William-James Kettlewell, étudiant, je pense, avait un peu perdu son équilibre éloquent face à son adversaire Anaïs Kerenneur , mais malgré ses hésitations et ses quelques trébuches textuelles, il y avait selon moi, plus de profondeur dans sa défense pour le Revenu de Base. Certes, le mauvais score pour son éloquence était prévisible, et personne peut dire s’il a pu convaincre le public, mais il était en tout cas, selon moi, moins « rasé » ( en néerlandais: minder afgestreken ) que son adversaire et pas du tout « superficiel »

Philippe Defeyt: nous le présentons plus. Et puis je me permets de reprendre les mots de Pascal Masarotti:  » Hier soir sur la Trois, sur le thème du « Revenu universel pour ou contre », l’équipe des « pour » a pu convaincre une majorité en remportant 62% du suffrage..
Rien n’est fait, c’est sur mais nous sommes sur la bonne voie et notre détermination ne pourra qu’être déterminante pour activer le levier de la construction d’un nouveau modèle de société respectueux de la dignité, des droits et des libertés de chaque être humain!
Merci à Philippe Defeyt pour sa prestation empreinte de logique, de limpidité et de concret…
Et que ce monde et nos mentalités changent enfin….

Et j’ajoute, de mon point de vue personnel: les paroles de Philippe Defeyt étaient terre à terre et humaine. Son éloquence est bien rodée, mais il parvient toujours à capter son public!
Merci Philippe!

Philippe Van Parijs: tout comme Philippe Defeyt, « un renard aguerri » du Revenu de Base. Toujours aussi captant dans sa défense du Revenu de Base, aussi terre à terre que Philippe Defeyt . Il ne veut ni persuader, ni imposer le bien fondée de cette idée, dont je pense moi aussi que le temps est venue, mais il amène son public à la réflexion.

J’ai aussi apprécié les paroles de madame Françoise Tulkens, présidente de la soirée académique.

Et puis la  » fée clochette » Bruno Coppens:… et oui, c’est la Belgique qui a inventé le Revenu de Base » ….
Un clin d’oeil humouristique dans ce Tournois de l’Académie. »

Christina Lambrecht

Ce soir sur RTBF La 3 à 20h00: Les Tournois de l’Académie : Le revenu universel : Danger ou solution ?

« Les craintes des détracteurs »: L’INAMI inquiète, bien entendu!

Je me réjouis de suivre cette émission sur un plateau où l’on retrouvera diverses personnalités dont notre ami Philippe Defeyt.

Le débat va certainement tourner en négativisme car « l’énorme souci » de notre classe politique s’appuie sur les besoins budgétaires aux fins de financements.

A cet effet, je me suis permis d’envoyer un petite message à Florence Hainaut…

Ne manquez pas cette émission afin d’y détecter ou sont les réalités de notre monde politico-économique 😉

« Bonjour Florence.

Pour l’émission de ce soir qui traite de ce sujet qui devient une incontournable discussion pour le futur, je vois que les « contre » sont des personnes qui ont raison de craindre la mise en place de ce type de profond changement.

Le principal frein à toute évolution en économie et politique, actuellement et pour le futur, est le budget disponible.

Pourquoi personne ne VEUT entrevoir que c’est le fondement de notre système qui a besoin d’une nouvelle ressource?

Une refonte simple et tout à fait réalisable implique de changer le financement de l’état.

Cette solution existe! Mais qui aura le courage de prendre le taureau par les cornes pour changer les problèmes en partant de leur fond?

Cette solution est simple et efficace, elle est étudiée depuis plus de 30 ans.

Je vous invite à la découvrir par le lien ci dessous.

Merci pour votre émission de ce soir, que je suivrai bien entendu avec grande attention.

Cordialement;
Hoeymakers René. »

http://www.m-c-l.be/?page_id=525

Et le vainqueur est… le populisme!

L’ancrage du populisme dans le paysage politique; L’exemple de la France.

« Ce que l’auteur appelle “populisme” avec la dose de mépris requis dans ce cas là, n’est-ce pas tout simplement l’expression , parfois maladroite mais légitime, d’un surcroit de démocratie ?
Un désir de démocratie plus transparente, moins corrompue, plus proche des aspirations des “gens” ?
(Olivier Zeitouni)

« Les multiples sources d’information auxquelles chacun peut aujourd’hui avoir accès ne fera qu’amplifier un mouvement qui n’en est qu’à ses prémices :
“Cours camarade ! Le vieux monde est derrière toi !”
(Jean François Dumas)

« Le principe même de la démocratie est que, justement, le peuple est capable de déterminer ce qui est bon pour lui.
La démocratie consiste à penser qu’il n’y a pas de meilleur moyen de déterminer ce qui est bon pour tous (sans quoi une oligarchie ou une monarchie seraient préférables).
Et la supériorité de la démocratie sur les autres formes de gouvernement n’est pas une simple croyance/opinion, mais une quasi-certitude qui s’appuie sur le phénomène de sagesse des foules (c’est-à-dire que le jugement de plusieurs a plus de chance d’être exact que celui d’un seul). »
(André Vermillieux)

Découvrez l’article complet de Joel Saget et Bertrand Guay (AFP) sur la page « The conversation »

Les droits de l’homme, une obligation à l’égard des migrants et des minorités!

Les promesses de pré-campagne « pré-électorale »…

Là, on se rend compte que les belles promesses arrivent déjà bien avant la période réglementée de « campagne électorale »…

Mais oui! Mr Reynders ose rappeler les obligations des états, de tout gouvernement ayant signé la « Déclaration Universelle des Droits de l’Homme » en 1948! La Belgique aussi l’a signée…
Mais Mr Reynders; où étiez vous les dernières années pour imposer à l’Etat Belge de respecter ses obligations envers le Peuple Belge?

Ne nous faisons pas d’illusions, ce n’est pas un gouvernement noyé dans ce système révolu et rendu tout a fait inefficace par son fonctionnement dès la base, qui va révolutionner le monde! « On a pas d’argent » étant le leitmotiv classique, car même respecter l’Homme dans ce système a un coût.

Vivement que le pouvoir soit à nouveau dans les mains des citoyens, vivement que l’on puisse, tous ensemble, mettre en place ces dispositions et d’adapter notre Constitution de Belgique avec la priorité unique qu’elle devrait toujours avoir respecté: l’humain et ce qui l’entoure, l’environnement!

Article du Vif  28/02/18 – Source: Belga

Le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders a réaffirmé mercredi, à la tribune de l’ONU à Genève, l’obligation que constituent pour la Belgique les droits de l’homme à l’égard, notamment, des migrants et des minorités.

Les droits de l'homme, une obligation à l'égard des migrants et des minorités

© Belga

« Plus que jamais, il faut réaffirmer que les droits de l’homme ne sont pas une faveur que les États accordent, mais une obligation à l’égard de tous », a souligné le chef de la diplomatie belge à l’occasion de la 37e session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

Et de décliner cette obligation à l’égard « des plus vulnérables comme les populations civiles dans les zones de conflit, à l’égard de ceux qui nous paraissent différents, comme les étrangers, les migrants, les minorités ».

Ces propos visent les situations partout dans le monde, mais en Belgique en particulier, le gouvernement fédéral dans lequel siège M. Reynders (MR) fait face à une vive opposition politique et civile dans sa politique migratoire, notamment pour son projet de visites domiciliaires de la police chez les citoyens qui hébergent des migrants en situation illégale.

Pour le gouvernement, qui a suspendu l’examen parlementaire de ce projet, il n’est pas question d’atteinte aux droits de l’homme, mais de respect de l’État de droit dans certaines situations en dernier recours où planent de lourdes suspicions d’illégalité.

« Il y a cette obligation d’accueil et de traiter correctement en fonction des procédures légales, mais je demande aussi d’ouvrir le débat sur la migration économique », a commenté le ministre auprès de Belga.

M. Reynders a en outre réaffirmé, à la tribune de l’Onu, l’encouragement de la Belgique pour la ratification des conventions internationales relatives aux droits de l’homme, alors que le pays demeure incapable de ratifier – le gouvernement flamand le refuse – la convention-cadre de protection des minorités nationales, réclamée par les francophones.

« Je continue à oeuvrer pour que les groupes de travail sur la définition du concept de minorité puissent fonctionner », a assuré M. Reynders à Belga. Il rappelle à cet égard son plaidoyer pour l’instauration d’un examen annuel du respect de l’État de droit dans chaque pays de l’Union européenne.

A la tribune de l’Onu, le ministre a aussi réaffirmé l’obligation que constituent les droits de l’homme à l’égard « des plus impertinents, comme ceux qui osent dénoncer les insuffisances des gouvernements, et à l’égard même des pires criminels, dans la lutte contre le terrorisme ».

Ite missa est…

La politique autrement?

Les exemples ne manquent pas…
Qu’attendons nous?

La politique et son fonctionnement est devenu le théâtre d’un mauvais Vaudeville avec comme acteurs, une bande de copains se redistribuant tant et d’autres revenus, avantages sur le dos des contribuables en ce compris, des comportements complètement contraires à la déontologie politique et donc son véritable sens de représentant des citoyens.

Qu’attendons nous pour amorcer un revirement total? Avons nous peur du changement? Même s’il est positif pour tous?

Les exemples ne manquent pas! Deux exemples parmi d’autres de démocratie ou l’économie fonctionne et le peuple s’y sent bien, où les élus sont investis d’une mission de véritable représentation du peuple sont entre autres la Norvège et la Suède.

Et pourtant, la Suède est membre de l’UE. Donc c’est tout à fait possible pour n’importe quel pays membre! Cela ne plaît évidemment pas forcément à cette UE du business tous azimuts et au détriment des citoyens.

La Norvège, elle, n’est pas membre de l’UE mais travaille avec cette dernière tout à fait normalement. Comme quoi, même sortir de l’UE pour pouvoir reprendre les rênes de notre pays, ne pose absolument pas de soucis, au contraire de ce que tente de nous faire croire cette UE qui a besoin de nous pour ses plantureux budgets…

En Norvège ou en Suède, un représentant du peuple est un travailleur comme les autres et voué à sa tâche! C’est une vocation, non un business…

Transparence des dépenses en Norvège.

Une ministre Norvégienne exemplaire.

L’exemple Suédois aussi…

Vous vous posez encore la question pour qui voter bientôt?
Et si on votait CITOYEN contre ce pouvoir oligarchique uniquement au service de lui-même?

Lettre ouverte à la presse.

Mesdames et Messieurs les journalistes,

Après avoir été invité par le Groupe Ecolo, par l’intermédiaire de Jean-Marc Nollet,
au Parlement Belge en décembre 2016, avoir travaillé en étroite collaboration avec Simon Thorpe, s’être inscrit sur une plateforme citoyenne en collaborant activement avec le Mouvement Citoyen de John Joos à Mons, différentes interventions en radio (UCL, RadioHitalia, Maxximum Fm) et quelques apparitions dans la presse écrite, nous pouvons constater que l’enjeu de notre projet humain est bien accueilli, compris et suivi.

Le vendredi 9 février dernier, une réunion de travail a eu lieu à Namur regroupant  Simon Thorpe, directeur de recherche du CNRS  et auteur du projet « un monde (pratiquement) sans taxes », Philippe Defeyt défendant le projet du revenu de base pour Ecolo et l’équipe du Mouvement Citoyens Libres défendant « un monde garant de la dignité, des droits et des libertés ».

Cette journée a démontré qu’il existait des femmes et des hommes engagés autour d’objectifs communs et faisant abstraction de toutes idéologies et promesses politiques et de l’éternel « combat » ridicule gauche-droite.

Dans cette société, ce monde où un fossé gigantesque s’est creusé entre le monde politique et les réalités citoyennes, il nous paraît important de pouvoir nous aussi (les citoyens(nes)), nous exprimer et démontrer que d’autres alternatives plus humaines existent bel et bien.

Si l’un(e) d’entre vous est disposé de s’en faire l’écho, nous serions ravi d’être entendu et écouté.

Cordialement;
Pascal Masarotti.
Membre fondateur et Porte parole du Mouvement Citoyens Libres

Mise à jour de notre site Web

Mises à jour diverses…

Bonjour à tous!

Vous pouvez dès à présent découvrir notre nouvelle page web concernant la transformation de la recette d’état du système d’impôts et taxes actuelles par celui qui passe par la TTF (Taxation sur les Transactions Financières).

L’objectif étant de proposer une nouvelle forme de taxation minimale tout en garantissant les besoins de l’état et ce, sans plus aucun déficit!

Vous le retrouverez sous l’onglet « Nos objectifs » ou directement par ce lien.

D’autre part, n’hésitez pas à partager le dossier Allocation Universelle (*pdf) qui est mis à jour également avec les nouveaux chiffres officiels connus à ce jour. => Vous pouvez le télécharger en toute sécurité par ce lien.

Et si nous étions tous ensemble les acteurs d’un monde qui changeait demain?

Belle journée à tous!

Pour la gratuité des besoins de base!

Allocation universelle ou revenu de base; on en parle de plus en plus!

Article paru dans le Vif ce 17/02/18.

Le débat sur l’allocation universelle (ou revenu de base) revient à intervalles réguliers. Ecolo vient à nouveau de le mettre en débat.

Les partisans de l’allocation signalent, à juste titre, que c’est un outil afin de donner un droit inconditionnel à bénéficier de moyens de subsistance sans devoir vendre sa force de travail, ce qui, à l’heure du chômage de masse et des boulots vides de sens (voir écologiquement nuisibles) engendrés par notre société hyperconsumériste, est une façon de stopper la course à la croissance qui détruit la planète, et d’autonomiser chaque citoyen en lui donnant la capacité de dire « non ».

Les opposants rappellent, tout aussi justement, que le sous-emploi structurel est causé par la fin de la réduction collective du temps de travail, que répartir le travail est une nécessité et que pour être finançable (et supérieure au seuil de pauvreté), cette allocation nécessiterait des moyens très conséquents qui potentiellement seraient soustraits à la sécurité sociale, conquête centrale de la gauche. Cette crainte est renforcée par le rapport de force actuel (même si s’y résigner est plutôt triste) et par le fait que des figures libérales soutiennent également cette revendication. Bref, l’allocation universelle risque de se muer en cheval de Troie des libéraux.

Et s’il était possible de rencontrer les objectifs de l’allocation universelle sans en encourir les risques ? Car il existe bien une revendication qui soit à la fois socialement juste et non-productiviste. Cette revendication est celle de la gratuité des besoins de base.

Il n’est pas normal de payer au même prix, les litres d’eau nécessaire pour boire ou se laver, et ceux destinés à remplir une piscine privée. Les kilowatts d’électricité nécessaires à éclairer notre habitation ou à chauffer nos repas n’ont pas la même utilité que ceux destinés à éclairer le domaine et la façade d’une grande demeure bourgeoise. Le gaz ou le mazout pour chauffer une habitation modeste n’ont pas la même utilité que ceux destinés à chauffer d’immenses villas quatre façades. Le carburant dans un bus transportant cinquante personnes n’a pas la même utilité que celui qui propulse une voiture de luxe et son seul conducteur.

Partant de ces postulats, pourquoi ne pas instaurer une tarification progressive qui tout à la fois permettrait la gratuité d’un nombre nécessaire de litres d’eau, kilowatts d’électricité, mètres cubes de gaz par habitation (en fonction de la composition familiale), et dissuaderait la surconsommation et les pratiques ostentatoires qui détruisent la planète ? Pour l’eau, le principe de la tarification progressive et de la gratuité des premiers mètres cubes existe déjà partiellement à Bruxelles. Il pourrait être amélioré (plus de progressivité) et étendu à la Wallonie. Pour l’électricité et les carburants, une législation nouvelle serait nécessaire, mais la mesure pourrait être neutre budgétairement.

En outre, il s’agirait de réfléchir à l’extension de ce principe à d’autres domaines. La mobilité est un droit. Les transports en commun sont déjà largement subsidiés, les rendre totalement gratuits (couplé à une offre suffisante) est à la fois juste socialement et souhaitable écologiquement. Quant à l’alimentation, il est évidemment plus sensible de trouver des solutions sans altérer la liberté de chacun. Il ne s’agit pas d’instaurer des sortes de « tickets de rationnement ». Mais, sur le même principe que celui des chèques-repas, il devrait être possible d’assurer un principe solidaire permettant à chacun d’avoir accès à une nourriture saine. Une option pourrait être le recours à une monnaie complémentaire, ce qui en outre permettrait d’orienter la consommation vers les producteurs locaux aux dépens de l’industrie agroalimentaire. Une première démarche, plus simple à mettre en oeuvre rapidement, serait la gratuité des repas dans les cantines scolaires. Ces dernières mesures ne sont pas neutres budgétairement, et participent donc nécessairement de la redistribution des richesses (comme la réduction du temps de travail ou l’allocation universelle). Mais elles mettent en jeu des sommes moindres et sont envisageables à l’échelle régionale, voire locale.

Notre société est plus riche que jamais. Dans le même temps, la logique productiviste qui la gouverne a un impact majeur sur l’environnement. Il reste très peu de temps pour relever le défi climatique et il y a urgence pour les autorités politiques à prendre des mesures transformatrices. La gratuité des besoins de base serait à la fois une façon de répartir plus justement les richesses produites et de proposer un modèle plus résilient, un modèle basé sur la valeur d’usage et plus sur la valeur d’échange.

Pierre Eyben – Chercheur.

Simon Thorpe, Philippe Defeyt et le MCL en réunion à Namur.

9 février 2018: Un grand pas en avant, un grand moment!

Lorsque, au-delà de toute idéologie politique, « d’étiquettes » ou de « compétitions » pour accéder à un échelon du pouvoir, d’autres femmes et hommes engagés se réunissent autour d’un réel projet ambitieux défendant le strict respect de la dignité, des droits et libertés de chaque être humain, nous pouvons affirmer qu’il est certain qu’un monde meilleur, plus juste et équitable, est à notre portée et naîtra dans les années qui suivent.

Un réunion, des débats, un grand échange d’idées, mais surtout un objectif fondamental commun :

Simon Thorpe, défendant « un monde (pratiquement) sans taxes ».
Lien – Simon Thorpe: Vers un monde (pratiquement) sans taxes

Philippe Defeyt, auteur du projet d’un Revenu de base.
Lien – L’ allocation universelle vue par Philippe Defeyt.

Le Mouvement Citoyens Libres œuvrant pour l’allocation universelle et inconditionnelle.
Marianne Delfosse, Sonia Mattioli, Florence Boens, Viviane Mottiaux, Pascal Masarotti,  François Van Camp, Olivier Jacobs et René Hoeymakers.


Après cette journée très riche en partages, nous arrivons à la conclusion que les méthodes ne sont nullement incompatibles bien au contraire! Elles vont même s’intégrer pour une période de transition.

En effet, une ligne évolutive sera instaurée dans notre projet sous la forme d’une période transitoire nécessaire à ce changement fondamental pour l’avenir de tout un chacun.

Nos travaux, par cette collaboration étroite, vont pouvoir se poursuivre et s’intensifier pour évoluer!

Merci à tous les acteurs(trices) de cette journée si importante!

Et que ce monde change enfin!
Pascal Masarotti